2013 - Voeux du président

2013 - Voeux du président

A Mesdames et Messieurs les Présidents et directeurs,

Mesdames, Messieurs,

Au nom du bureau du CNLAPS et de B. Heckel, je suis heureux de vous adresser nos voeux de bonheur et de réussite pour l’année 2013 qui vient de commencer.

Comme l’indiquait B. Heckel, il y a quelques années à Strasbourg, les nuages noirs s’accumulent. Parfois, nous craignons que le ciel soit désormais tout noir. La situation de la Haute Garonne (déconventionnement des associations de Prévention Spécialisée) et de la Seine Maritime (budget alloué à la Prévention Spécialisée divisé par deux) ne nous incitent pas à l’optimisme. Outre qu’il est annoncé de toute part que l’année 2013 va être difficile avec l’augmentation du chômage, en particulier des jeunes et la tentation de faire baisser le coût de la Protection Sociale…

Tout ceci doit nous amener, non au défaitisme ou à la tentation de nous faire bien voir des Princes, mais au contraire à innover. Osons des contrats d’objectifs avec les collectivités locales, osons des recherches actions sur nos pratiques, osons des rapprochements avec des réseaux de l’action sociale comme l’économie sociale et solidaire ! Emparons-nous des situations délicates comme celles des Roms, rendons-nous indispensables, même si nous pouvons parfois être critiques ! Osons communiquer !

Osons enfin nous positionner, dans le cadre de l’action avec le milieu, dans le développement communautaire ! Ne nous laissons surtout pas enfermer dans l’engagement éducatif individuel auprès des jeunes les plus marginalisés, dans le travail de rue. L’éducation est aussi bien individuelle que collective. Plus un quartier vit de manière solidaire, invente collectivement des solutions à ses problèmes, plus il sera éducatif vis-à-vis de ses enfants et adolescents.

Plus le milieu sera éducatif, moins de placements familiaux et d’autres prises en charge seront nécessaires. Nous exerçons ainsi complètement notre mission de Protection de l’Enfance. Comme l’ont écrit des directeurs généraux des Conseils Généraux au mois de mai dernier, continuer le travail social sans développer les interventions collectives est une impasse dramatique, car l’augmentation des besoins sociaux coïncide avec la baisse des capacités financières de l’Etat et des Collectivités.

Je vous invite donc à la réflexion critique sur nous-mêmes, à l’inventivité et à la combativité.

Encore une fois, je vous souhaite une bonne année ainsi qu’à vos proches.


Richard PIERRE, président
7 janvier 2013