Partenariat et réseaux

Partenariat et réseaux

Nous vous adressons la brochure sur "l'engagement de la prévention spécialisée en Seine-Saint-Denis, aujourd'hui et demain" animée par l'association interdépartementale pour l'éducation et l'enfance 93 (IDEE93).

Elle est le fruit d'une réflexion menée pendant plusieurs mois entre les 9 associations de prévention spécialisée avec la collaboration de Michel Joubert, sociologue, de l’université Paris 8. Elle a fait l'objet d'une présentation et d'un apport du Conseil départemental.

Elle traduit la capacité de travail collectif qui unit les adhérents d'Idée93 dans la mission qui est la sienne de mettre en réseau afin de participer à  la mise en œuvre et l'évolution des politiques publiques.

Elle permet de valoriser le portage politique du Conseil départemental dans une période où la prévention spécialisée est fragilisée dans de nombreux départements.

Enfin, elle permettra une meilleure connaissance de ses modes d'interventions particuliers.  

Nous vous en souhaitons, avec IDEE93, une bonne lecture.

Le CNLAPS vous relaye cette information concernant la journée « Comment valoriser l’innovation sociale et en santé dans l’économie sociale et solidaire », organisée par l’URIOPSS Île-de-France le 27/03/15 à Nanterre.

Celle-ci se clôturera par une présentation des projets lauréats, dont un est porté par les associations de Prévention Spécialisée du Département de Seine-Saint-Denis.

Dans le cadre de cet appel à projet, ces 9 associations franciliennes poursuivent un travail de construction de plateforme mutualisée dédiée à l’organisation de chantiers éducatifs, qui retiendra certainement votre attention.

Vous trouverez également sur le site de l'URIOPSS Île-de-France tous les éléments d’informations relatifs à cette journée (programme, modalités d’inscriptions…)

Nous avons bien compris, au CNLAPS, qu’il y avait un questionnement parfois fort au sein de vos équipes, voire de vos structures, sur la laïcité, voire la gestion du fait religieux (avec le public, mais aussi, parfois, en interne).Ce questionnement n’est pas nouveau, mais a été davantage mis en évidence suite aux attentats terroristes du début de l’année.Il y a là un travail essentiel à réaliser, variable suivant les acteurs du réseau.Nous avons par conséquent décidé de vous transmettre, à cet effet, le guide de l’observatoire de la laïcité, paru en 2014, guide à l’attention des structures socio-éducatives (P.J. n°1).Nous vous communiquons également en P.J. n°2, le résultat du travail de la Commission « Ethique » des centres sociaux sur la question de la laïcité.Enfin, un troisième document, qui est un dossier des ASH (qui date pour sa part de 2011), porte sur la laïcité et le travail social, avec un encart qui analyse les différents glissements qui ont eu lieu sur la question de la laïcité en France, qui expliquent en partie pourquoi nous en arrivons là.Nous vous transmettons enfin deux dossiers très récents, portant eux sur la question de la radicalisation, rédigés par la Gazette des communes , et par la Gazette santé social :En espérant que tout ceci vous sera de quelque aide.Bien cordialement à toutes et tous.

Vous trouverez en pièce jointe un article publié ce matin par TSA (Travail social actualités), suite à l’envoi de notre communiqué.Ce dernier est d’ailleurs en document associé, comme un communiqué du Conseil Général du Loiret, en date du 9 février (lundi) que je vous laisse apprécier…

La récente diffusion par le CIPD (Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance) de la charte déontologique type pour l’échange d’informations 1 dans le cadre des CLSPD (Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) est venue réinterroger les pratiques et les dispositions inscrites dans les textes nationaux et dans la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme). 2
La conciliation entre secret professionnel et travail en réseau - qui suppose des échanges - ne peut s’opérer que dans un cadre éthique et technique clairement posé, approprié par tous, respectueux des missions de chacun ainsi que du public.

Au-delà de la reconnaissance par la loi du 5 mars 2007 (réformant la protection de l’enfance) du partage d’information à caractère secret dans ce secteur, que devons-nous partager et dans quel objectif ? Le renforcement de la protection des citoyens nécessite-t-il aujourd‘hui de dévoiler plus amplement l’intimité des personnes ?
Face à ces évolutions qui ont un effet direct sur le travail social, le CNLAPS souhaite réaffirmer les valeurs qui animent son réseau et les principes d’actions défendus par ses professionnels dans l’accompagnement des jeunes et des familles.

La prévention spécialisée se fonde ainsi sur une position éthique qui :

  • est en dehors de tout cadre répressif ;
  • se conçoit sur la base du respect de l’autre comme sujet ;
  • a comme obligation de ne porter aucun jugement moral sur les situations ;
  • suppose une action éducative émancipatrice incluant la participation active des personnes concernées.

Le CNLAPS rappelle que tous les acteurs de la Prévention spécialisée sont soumis à l’obligation de secret professionnel telle que définie dans le code pénal et dans les conditions et peines prévues par l’article L 226-13 dudit code.

Cette obligation a été renforcée par la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale.

Le respect de la vie privée et du secret dans le cadre de la relation éducative est une condition sine qua non pour créer une relation de confiance entre le professionnel et le jeune, ainsi que pour l’exercice de la mission de Prévention spécialisée sur un territoire.

Les éducateurs, et leurs cadres, sont soumis à ces dispositions, dont l’interprétation ne peut relever d’une décision unilatérale, ni au sein d’un service de Prévention spécialisée, ni de la part de partenaires.
L’exception au secret professionnel, au-delà des cas de levée obligatoire de secret, est strictement définie par les textes.

La loi du 5 mars 2007, relative à la protection de l’enfance, à laquelle sont soumis les professionnels des services de Prévention spécialisée, détermine précisément la possibilité de partage d’informations à caractère secret dans le cadre de la protection de l’enfance.

Les différents termes utilisés, ainsi que les interprétations diverses proposées pour définir le secret, la confidentialité, le partage d’informations à caractère secret, appellent à une grande vigilance pour notre secteur et nécessitent une clarification et un positionnement clair en direction des professionnels.

La Prévention spécialisée ne doit pas être dans une position défensive sur ces questions.

Toutefois, elle doit garder à l’esprit la nécessaire information du jeune et son consentement éclairé (ainsi que celui de sa famille lorsqu’il est mineur), la notion d’ « intérêt supérieur de l’enfant », ainsi que les conséquences pénales d’une violation du secret professionnel auquel elle est soumise.

Cette nécessaire vigilance à laquelle nous appelons n’a pas pour objectif de limiter le travail social en direction des familles ou le partenariat, mais bien de veiller à la mise en oeuvre des dispositifs les plus adaptés possibles aux besoins des personnes dans le respect de leurs droits.

A cet effet, le CNLAPS vous proposera, dans les mois à venir, de vous outiller en ce sens.

Le CNLAPS attire votre attention sur :

  • son attachement aux principes d’action de la Prévention spécialisée ;
  • la confusion actuelle existant autour des notions de secret, de confidentialité, de partage d’information et leurs interprétations en fonction des situations.

Le CNLAPS restera vigilant sur :

  • l’application des différentes chartes de partenariat sur les territoires et leur maintien et développement dans l’intérêt des publics ;
  • le respect des droits des usagers par les professionnels de terrain.

Le CNLAPS invite ses adhérents :

  • à s'appuyer sur le guide pratique du CIPD3 , auquel le CNLAPS a fortement contribué, sur « la participation des équipes de Prévention spécialisée à la mise en oeuvre de la stratégie nationale de prévention de la délinquance », lors des réunions concernées;
  • à faire remonter au CNLAPS toute information, soit validant les pratiques mises en oeuvre conformément au guide, soit posant éventuellement problème. 4

Le CNLAPS s’attachera à :

  • former les professionnels de la Prévention spécialisée sur ces questions ;
  • élaborer collectivement au sein de son réseau, comme avec ses partenaires, des modalités pratiques de mise en oeuvre des textes.

 


1http://www.prevention-delinquance.interieur.gouv.fr/boite-a-outils/guides-methodologiques/echange-dinformations.html;

2 Nos représentants au groupe de travail sur la Charte, en lien étroit avec notre bureau et notre Conseil d’administration, ont porté des amendements qui l’ont fait cheminer vers sa rédaction finale. La nouvelle Charte, sans qu’elle n’ait pris en compte l’ensemble de nos propositions, est une évolution positive du texte de 2010. Cependant, nous restons très vigilants dans son application locale dans le cadre des CLSPD. Un comité de suivi national a été instauré par le CIPD à cet effet, et le CNLAPS y est invité. Nous avons, en parallèle, établi des liens forts avec le Conseil Supérieur du Travail Social (CSTS), qui veille lui aussi de très près au respect des règles de droit et d’éthique du travail social (Cf. Infra).

3http://www.prevention-delinquance.interieur.gouv.fr/fileadmin/user_upload/02-Orientations_et_gouvernance/Pdf/Guidepreventionspecialisee.pdf

4 Nous vous joignons, en annexe, une série de questions que le CSTS nous a adressées, et qui pourront utilement structurer d’éventuelles remontées de votre part en notre direction, sur des difficultés auxquelles vous pourriez vous heurter localement.

Voici une initiative qui pourrait intéresser des jeunes avec lesquels ou en direction desquels vous menez des actions.Suite à une rencontre avec l’Afev qui est porteuse du projet, je suis entré en contact avec Emmanuel Vaillant (journaliste à l’Etudiant) qui co-anime avec Edouard Zambeau (France Inter) le BlogZEp :  http://blogzep.frIl s’agit d’un blog d’expression des jeunes de 16 à 25 ans en gros (principalement des écrits, même si d’autres formes sont possibles) qui privilégie le témoignage, l’expression à partir de récits concrets ;Deux modes de participation sont possibles :

  • Soit les jeunes s’inscrivent sur le blog (contact) pour participer à la conférence de rédaction et proposer leur texte ou idées de texte. Elles se déroulent tous les mercredis à 18 h au siège de l’Afev ;
  • Soit vous organisez un temps avec des jeunes que vous réunissez et l’un des deux journalistes vient impulser le travail et accompagner le lancement de la démarche.

Les textes ou expressions sont relus, peuvent faire l’objet de propositions d’amélioration ou être éventuellement corrigés sur la forme mais pas plus.Si vous êtes intéressés par cette démarche et souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.Coopérativement,Pascal AUBERTCoordinateur du Collectif Pouvoir d'agirouvoir.agir@gmail.comwww.pouvoirdagir.fr 

Veuillez trouver ci-joint un communiqué de presse relatif à la mise en ligne sur le site de l'Anesm,  de la nouvelle liste des organismes habilités à procéder à l'évaluation externe des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Cette liste sera publiée au Bulletin officiel du  Ministère des Affaires sociales et de la Santé du  15 mars 2014.

"

Comment peut-on traiter le plus tôt possible les jeunes souffrant de troubles psychiatriques, de manière notamment à améliorer leur état, mais aussi à éviter que ces troubles génèrent une rupture scolaire et sociale trop importante".

C'est dans cette dimension de prévention - telle que la posait la Mission de l'IGAS début 2004 - que nous souhaitons placer cette journée de réflexion et d'échanges  sur l'entrée dans la psychose. Comment agir en prévention et quelles stratégies d'accompagnement privilégier ?

 

Après un état des lieux au travers d'enquêtes et de rapports ministériels, nous convierons l'un ou l'autre  spécialistes : cliniciens, chercheurs, sociologues, anthropologues...

Puis nous présenterons une palette d'expériences innovantes et diversifiées, tels un Samsah intervenant dans l'environnement naturel de jeunes psychotiques, un dispositif de visites à domicile comme réponse à la réclusion de l'adolescent, un centre d'évaluation pour adolescents et jeunes adultes débutant une psychose, une équipe mobile dédiée aux  adolescents, un appartement d'accueil, une maison des adolescents, des espaces d'accueil et d'écoute etc.

A travers ces expériences et initiatives, peu nombreuses, dispersées et pour certaines d'entre elles uniques en France, nous analyserons les conditions d'un essaimage ou de coordinations efficaces des multiples partenaires concernés dans la proximité des jeunes adultes en souffrance.

Aucune politique n'est aussi segmentée que celle destinée aux jeunes. Dans le domaine de la santé mentale, il est enfin temps de repenser l'organisation de la psychiatrie, des liens à établir et d'imaginer des dispositifs d'accueil, d'accompagnement et  "d'accrochage" aux  soins qui tentent de limiter les conséquences désastreuses d'interventions trop tardives ou inadaptées.

En tant que plate-forme nationale du réseau international des travailleurs sociaux de rue, le CNLAPS relaye la proposition de Dynamo International Street workers Network de participer au Concours international de Micro Vidéos : « NOS RUES »

 

En voici les conditions et les modalités :

« Après le Concours Photo Nos Rues-Our Streets-Nuestras Calles, nous voulons savoir cette année quel est votre point de vue de la rue, de votre rue. C´est important pour rendre visible vos réalités, vos désirs, et vos idées sur les choses. Les décideurs peuvent apprendre beaucoup de ces micro-vidéos…

  • Micro-vidéos réalisées avec téléphone portable, tablet, caméras vidéo ou photo,…
  • Il faudra un minimum de 3 personnes pour créer un film. C´est un concours entre groupes.
  • Durée : 5 min.
  • Thème : Nos rues, les rues, la Rue… une vision concrète de la rue, une
  • métaphore de la rue (espace de vie, d´expression, de marginalisation, de participation, etc…)
  • Pré-inscription avant le 30 juin 2013.
  • Prix : Il y aura un prix pour le meilleur micro-film et 3 autres pour l´originalité, le traitement du thème et la qualité visuelle. Les gagnants auront droit à 250 euros (1º) et 150 euros (les autres) pour des activités de loisir. Et leurs travaux pourront être exposés dans plus de 48 pays du monde entier !

Le jury sera formé par des éducateurs et des artistes.

Envoi des travaux : Les travaux seront présentés avant le 30 Août 2013 (par la poste ou par dropbox)

Les gagnants seront publiés début octobre.

Tous les films seront diffusés par internet et seront édités ensemble dans des dvds qui seront distribués aux participants pour faire des projections dans leur quartier »

Si vous êtes intéressés, inscrivez-vous à : FLYER and REGISTRATION

Merci de nous faire savoir si vous répondez positivement à l’invitation à participer à ce concours. Les films pourront être présentées aux « FORUMS 2013 » à Lyon les 4, 5 et 6 novembre.

En écho à la « lettre ouverte aux candidats pour une Politique de la Ville ambitieuse », publiée fin mars par l’IR DSU, des réseaux du collectif Pouvoir d’agir diffusent ce manifeste commun sur les politiques menées dans les villes et quartiers populaires, à l’attention des candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives.

Manifeste pour une Politique ambitieuse de la Ville et des quartiers populaires

A la veille des élections nationales, nous, associations de militants associatifs et de professionnels, membres du Collectif Pouvoir d’Agir, souhaitons rappeler nos analyses aux candidats à la présidentielle et aux législatives concernant l’avenir des quartiers populaires et la Politique de la Ville de notre pays.
La situation des habitants des quartiers populaires est très préoccupante, d’autant plus que le contexte politique, économique et social paralyse le débat de la campagne électorale sur le
sujet. Le rapport 2011 de l’Observatoire National des zones urbaines sensibles fait à nouveau état de la dégradation de la situation des quartiers dits « sensibles ». Les chiffres sur l’emploi, l’éducation et la santé en sont les symboles les plus clairs. Ils montrent que les habitants de ces quartiers souffrent particulièrement de cette crise systémique, des politiques publiques menées
actuellement, et témoignent de la très grande difficulté des pouvoirs publics à lutter contre les causes profondes de la situation.
La stigmatisation, l’exclusion, la discrimination et le rejet dans notre société sont de plus en plus forts. Ils ciblent les quartiers, les pauvres, les chômeurs, les jeunes, les immigrés, les
musulmans, les Roms… Cette situation est très dangereuse pour « faire société » et pour le respect des droits de l’Homme.
On constate l'affaiblissement inquiétant du Politique et le recul de la participation électorale.
Dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques et de la politique de rigueur budgétaire, les quartiers populaires subissent une dégradation constante des moyens - notamment
humains - des services publics de l’Etat dans les domaines comme l’éducation, l'emploi, la santé, la sécurité ou la justice.
Les collectivités territoriales sont à présent touchées, certaines n’ont plus les moyens d'assumer leurs compétences. Certaines villes se retrouvent dans des situations de décrochage, cumulant les difficultés à répondre aux besoins des habitants de leurs quartiers dans une situation financière très tendue, dans des bassins économiques en crise.
Le tissu associatif est aussi frappé de plein fouet : baisse de crédits, logiques d’appel d’offre, instrumentalisation des dispositifs.
Elus, professionnels et militants associatifs dénoncent une politique de l’Etat réduite peu à peu à un contrôle et à un «dialogue de gestion».
L’État perd toute capacité à rester le garant de la solidarité nationale.

Perspectives pour l’avenir

Prévue en 2009, la réforme de la Politique de la Ville a été repoussée à 2014 pendant que d’autres politiques publiques accentuent les inégalités sociales et territoriales (par exemple carte scolaire,
hôpital,...)
Cette réforme doit s'appuyer sur les ressources, les savoir-faire et le potentiel des habitants, des associations, des services publics et des acteurs économiques et passe par des mesures fortes sous l’impulsion de l’Etat, des élus locaux et de la société civile.
1- Le renouveau de la démocratie passe par le développement du pouvoir d’agir des citoyens.
Le pouvoir d’agir désigne la possibilité pour les personnes de peser sur les choix qui les concernent (habitat, cadre de vie, travail, santé, etc.) et de maîtriser ce qui est important pour elles, dans leur vie et leur environnement. Le pouvoir d’agir doit être au coeur des politiques publiques et de l’intervention de ceux qui agissent dans les territoires populaires, ruraux et urbains.
Cela nécessite une évolution de notre culture politique et un renouvellement des pratiques et postures professionnelles, politiques, militantes. Il s’agit de reconnaître et de soutenir les dynamiques collectives existant dans les quartiers populaires, de solliciter leur expertise et d’encourager les actions allant vers les personnes les plus éloignées du droit et de la prise de parole.
2–Un changement du discours politique sur les quartiers populaires : les habitants sont une ressource, une richesse et non une menace. C’est un gâchis de se priver de leur expertise.
3– La suppression de la Révision Générale des Politiques Publiques et le renforcement des services publics dans les quartiers et territoires populaires (éducation, santé, police, justice …), avec une attention très forte pour les collectivités les plus en difficulté.
4– Une vraie relance des politiques publiques de l’emploi, d’éducation, de jeunesse, de santé, de prévention de la délinquance, de développement territorial et de l’économie sociale et solidaire, de
développement culturel, de formation citoyenne et d’éducation populaire.
5– Le développement d’un véritable droit au logement par la construction massive de logements sociaux, avec une proportion suffisante de logement vraiment sociaux (PLAI), au-delà des obligations minimum de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), répondant aux besoins reconnus par le Comité de suivi de la mise en oeuvre du Droit Au Logement
Opposable (DALO), et par une politique de rénovation urbaine ciblée sur les quartiers qui en ont le plus besoin, intégrée à une politique de développement social.
6- L’amélioration de la gouvernance locale, politique et technique, autour d’un « Projet de Territoire solidaire et durable » qui doit précéder l’élaboration du prochain contrat « Politique de la
Ville » et fédérer les acteurs.
7- La relance d’une autre décentralisation et de la réforme des collectivités, afin de renforcer la démocratie locale, et le renforcement de la solidarité entre villes par une nouvelle avancée de
la réforme de la péréquation financière villes riches / villes pauvres.
Il est nécessaire de continuer le débat sur l’avenir des quartiers populaires et le développement du pouvoir d’agir des habitants, pour obtenir les réformes nécessaires et fédératrices de la Politique de la Ville et des politiques de droit commun. Ce débat doit associer l’ensemble des acteurs concernés : Etat et élus, mais aussi habitants, acteurs associatifs, professionnels, acteurs économiques, avec l’appui de chercheurs.
Cette réflexion doit s’inscrire dans une perspective plus large de la « Ville durable », participative et solidaire, protectrice de l’environnement, soucieuse d’un développement économique au service de l’Homme et s’appuyant sur le pouvoir d’agir des citoyens.
Contact :
pouvoir.agir@gmail.com

Le collectif Pouvoir d’agir

Le Collectif Pouvoir d’Agir est né en réaction à la « Lettre à ceux qui ignorent la banlieue » de Claude Dilain (ancien maire de Clichy-sous-bois devenu sénateur et ancien président de l’association « Ville et Banlieue ») et 40 maires, parue dans le Journal du Dimanche le 21 mai 2010.
Le premier appel du Collectif, « Valoriser la capacité citoyenne des quartiers populaires » est paru en juin 2010. Il appelait à repenser et mettre en oeuvre une Politique de la Ville avec les habitants.
Fin 2010 début 2011, le Collectif s’est élargi autour d’une finalité fédératrice pour ses 17 réseaux membres actuels : développer le pouvoir d’agir des citoyens quels que soient leurs territoires
d’appartenance, le constat ayant été fait que cet enjeu majeur concerne l’ensemble des citoyens des catégories sociales défavorisées de notre pays.
Le second texte fondateur du Collectif, appel très large, « Pour mieux vivre ensemble : le pouvoir d’agir des citoyens » a été diffusé en janvier 2011 lors du colloque d’Aubervilliers consacré au développement communautaire.
En 2011, le Collectif a travaillé à l’enrichissement et à la promotion de ses idées, à son élargissement, à la rencontre d’experts, chercheurs et partenaires, à l’ouverture d’un site internet, à l’organisation d’un séminaire interne et à la participation à des colloques et rencontres pour promouvoir le développement du pouvoir d’agir des citoyens.
Le Collectif a été invité à participer à des Assises nationale de la Politique de la Ville le 8 novembre 2011 à Amiens, organisées par Amiens-Métropole et trois associations d’élus : l’Association des Maires Ville et Banlieue de France (AMVBF), l’Association des Maires des Grandes Villes de France (AMGVF) et l’Association des Communautés Urbaines de France (ACUF).
Le Collectif a participé à différentes tables rondes et à la conclusion des Assises en reprenant ses actuelles analyses et propositions sur la Politique de Ville, et de façon plus précise, sur un des leviers fondamentaux de sa réforme : le développement du pouvoir d’agir des citoyens des quartiers populaires.
Lors de ces Assises - dans le contexte d’une année d’élections nationales - le Collectif a proposé aux associations d’élus de poursuivre le débat sur l’avenir des quartiers populaires et d’une Politique de la Ville efficace, fédératrice et ambitieuse.
Les 14, 15 et 16 mars 2012 à l’ENTPE de Vaulx-en-Velin, une conférence internationale réunissant des militants, professionnels, élus, et chercheurs de différents pays, s’est tenue sur le thème « Le community organizing : développer le pouvoir des citoyens ». La journée du 16 mars a été organisée par le collectif Pouvoir d’agir. Cette conférence a constitué un moment fondateur pour le mouvement avec la participation de près de 450 personnes aux attentes et propositions nombreuses pour faire mouvement autour du pouvoir d’agir des citoyens.

Pour aller plus loin…

Nous nous retrouvons dans la majorité des analyses et propositions de l’association des « Maires Villes et Banlieue de France » : « 120 maire, 120 propositions, Pour un Engagement National auprès des quartiers » de mars 2012, ainsi que dans celles de trois associations d’élus : « Manifeste pour une nouvelle Politique de la Ville ».
Certains de nos réseaux ont participé à la construction de propositions collectives sur des politiques publiques fondamentales :
· Pour une relance des politiques de l’emploi, notamment pour les jeunes, mettant en avant la prévention et la lutte contre les discriminations, et plus largement une relance des politiques de
la jeunesse, voir http://www.bigbangjeunesse.fr/ ;
· Pour une relance des politiques d’éducation, voir http://www.villeseducatrices.fr/ressources/page/Appel_de_Bobigny_et_textes_complementaires.pdf et http://www.ozp.fr/IMG/pdf/Propositions_final_.pdf ;
· Pour une relance des politiques de développement de l’Economie Sociale et Solidaire, voir
http://www.lelabo-ess.org/IMG/pdf/Appelcommun_13012012-2.pdf ;
· Pour le rééquilibrage de la politique de prévention de la délinquance vers son volet préventif et éducatif, car elle ne peut pas se réduire à la vidéosurveillance et aux dispositifs répressifs, voir
http://www.ville.gouv.fr/IMG/pdf/CNV-Recommandation_securite_delinquance_janvier_2011.pdf ;
· Pour une relance du développement local, de la décentralisation et une autre réforme des collectivités territoriales, voir
http://www.decentralisonsautrement.fr/

Dans le courrier aux associations adhérentes du 21 février, nous avions fait part du document élaboré dans le cadre de la plate-forme inter-associative coordonnée par l’UNIOPSS et à laquelle le CNLAPS a activement collaboré :

« Construire l’avenir avec les enfants et les jeunes »

Pour une nouvelle politique de la petite enfance, de l’enfance et de la jeunesse

Il n’était pas encore tout à fait terminé à cette date.

Nous avons à présent,  le plaisir de vous l’adresser en pièce jointe.

Pour rappel, voici les 4 propositions phares :

  1. Mettre en oeuvre un droit à l'éducation dès la petite enfance
  2. Créer un contrat territorial de prévention associant actions collectives, accompagnements individuels, en mobilisant les compétences des parents 
  3. Faciliter l'accès à l'autonomie des 16-18 ans
  4. Elaborer une grande loi cadre, civile et pénale qui aboutirait à un code de l'enfance     

Les inscriptions aux rencontres du « Community organising: développer le pouvoir des citoyens" les 14, 15 et 16 mars à Vaulx-en-Velin sont à présent ouvertes.

C’est l’une des étapes vers le FORUM de ROUEN. Ces rencontres sont co-organisées avec le collectif « Pouvoir d’agir » dont le CNLAPS est membre.
 
« Le community organising : développer le pouvoir des citoyens »
ENTPE, Vaulx-en-Velin (69), les 14, 15 et 16 mars 2012

Rencontre organisée dans le cadre de la Chaire UNESCO « Politiques urbaines et citoyenneté »
en partenariat avec le collectif Pouvoir d’agir et la Gazette des communes

 
Les inscriptions sont ouvertes !

Déroulement de la conférence

Après avoir débattu les mercredi 14 et jeudi 15 mars avec des chercheurs-praticiens autour de leurs travaux sur l’organisation et le développement des communautés (américains, canadiens, anglais et français), la journée du 16 mars a pour but de découvrir des méthodes qui permettent la mobilisation dans une perspective de changements politiques et sociaux et d’identifier les conditions du renforcement du pouvoir d’agir des citoyens en France.

Programme des 14 et 15 mars - Le community organising

« Community organizing » : De quoi parle-t-on ? De l’action collective contestataire au développement communautaire, panaroma de différentes pratiques désignées par le terme de community organizing.

  • Le community organising comme boîte à outils : quels outils de mobilisation et quelles appropriations par les populations ?
  • Quelles politiques pour quelle participation ? Entre désengagement de l’Etat et contre-pouvoir citoyen.
  • Quelles communautés ? Qui se mobilise ou qui mobilise-t-on ?
  • Quelles citoyennetés ? Quelle démocratie ? Le community organising et la crainte du communautarisme.

Le jeudi 15 mars, soirée "Energies citoyennes", à partir de 18h, à Vaulx-en-Velin: marché aux initiatives animé par l'association Ici on peut, repas convivial et spectacle: "Le plein d'énergie", conférence gesticulée par Anthony Brault (SCOP le Pavé)

Programme du 16 mars - Développer le pouvoir des citoyens en France: enjeux, méthodes et stratégies pour l'avenir

Le collectif Pouvoir d’agir a été invité à co-organiser cette journée par Hélène Balazard, responsable scientifique de cette conférence internationale : merci à tous ceux qui nous ont aidé à construire le programme!

6 ateliers pratiques, 6 ateliers thématiques et 3 débats sont proposés.

6 ateliers pratiques:

  • L'approche DPA (Développement du pouvoir d’agir individuel et collectif), animé par Anda DPA
  • L’intelligence collective en thérapie sociale, animé par l’ATIC (Actions pour des territoires d’intelligence collective)
  • Le projet Cause Commune, animé par Cause Commune (Secours catholique)
  • Le programme Divers-cité: 4 étapes de l'organisation communautaire, animé par Asmae
  • La marche pour la dignité et contre la pauvreté, animé par le collectif pour la dignité et contre la pauvreté en Rhône-Alpes
  • Le projet Echo (Espace des communautés et des habitants organisés) et la méthode «Alinsky », animé par Echo.

6 ateliers thématiques:

  • Quelles compétences professionnelles développer pour favoriser l'intégration des initiatives citoyennes dans la conception et la mise en oeuvre des projets urbains ?, animé par l’agence d’urbanisme pour le développement de l’agglomération lyonnaise
  • Pouvoir d'agir des citoyens et pouvoir des politiques, animé par Graines de France
  • Financer le community organising en France, animé par Echo
  • Transformer la donne : des mobilisations habitantes à la formation d'un groupe d'appui aux habitants dans la rénovation urbaine, animé par l'école supérieure d'architecture (ENSA) de Paris Val-de-Seine
  • Former les réseaux associatifs, animé par le collectif pouvoir d’agir
  • Faire mouvement pour le pouvoir d’agir des citoyens, animé par le collectif pouvoir d’agir.

3 débats:

  • Y’a-t-il des résistances françaises à l’empowerment et comment les lever ?, avec la participation de Thomas Kirszbaum, chercheur associé à l’ISP (ENS Cachan), Bruno Tardieu (ATD Quart-monde)...
  • Mobilisations et contre-pouvoirs citoyens : quel rôle des réseaux associatifs ?, animé par l’association «arpenteurs» (réseau Capacitation citoyenne) et le collectif Pouvoir d’agir
  • Comment diffuser ces méthodes en France? Comment financer les mobilisations, former les acteurs et réseaux associatifs, changer les postures professionnelles et militantes?

 
LIENS UTILES

La journée du 16 mars est co-organisée par l’ENTPE, la chaire « Politiques urbaines et citoyenneté » de l’UNESCO et le collectif Pouvoir d'agir, en partenariat avec l’association Ici on peut, l'agence d'urbanisme pour le développement de l’agglomération lyonnaise, Anda DPA, Asmae (Association Sœur Emmanuelle), l'ATIC (Actions pour des territoires d’intelligence collective), le réseau Capacitation Citoyenne et l’association «arpenteurs»,Cause commune (Secours catholique), le conseil de développement du Grand Lyon, le collectif des Dialogues en humanité, le collectif pour la dignité et contre la pauvreté Rhône-Alpes, Echo (Espace des communautés et des habitants organisés), l’école nationale supérieure d’architecture de Paris Val-de-Seine, la Gazette des communes, Graines de France, et la SCOP Le pavé.
Avec la participation de Muriel Kayser, consultante, Thomas Kirszbaum, chercheur associé à l’ISP (ENS-Cachan), Bruno Tardieu (ATD Quart-monde), Michel Séguier (auteur de « Pratiques émancipatrices. Actualités de Paolo Freire », ed. Syllepse)…

L'organisation de la journée du 16 mars est soutenue par la vice-présidence déléguée à la démocratie participative, à la vie associative et à l’éducation populaire, de la Région Rhône-Alpes.
La conférence de Vaulx-en-Velin est soutenue par la Communauté urbaine du Grand Lyon, la ville de Lyon, la Région Rhône-Alpes, la Caisse des dépôts, l'EPA Saint Etienne et le Groupement d'intérêt scientifique Démocratie et participation.

Le collectif Pouvoir d'agir se compose de personnes, d'associations locales et de réseaux nationaux engagés dans la lutte contre l’exclusion sociale et politique : l’ACEPP, l’Adels, l’AFEV, Asmae, ATD-Quart Monde, BGE, le CNLRQ, le CNLAPS, Europlie, la Fédération des Centres sociaux de France, la Fonda, France Initiative, L’Institut Renaudot, l’IR DSU, Minga, Récit et l’Unadel.

38 organisations ont lancé un appel « pour un Big-Bang des politiques jeunesse »

12 organisations dont le CNLAPS sont à l’initiative de cette proposition.

Les auteurs de cette plateforme regroupent des associations, fédérations et mutuelles, mouvements de jeunesse, organisations de jeunesse et d’éducation populaire, structures d’insertion, d’hébergement ou de santé. Ils accueillent, accompagnent et travaillent auprès de millions de jeunes chaque année. Ensemble, ils constituent l’observatoire le plus exhaustif et expérimenté de la jeunesse française en 2011. Découvrez-les ici par ordre alphabétique les 12 organisations contributives, retrouvez les signataires sur cette page.

En pièce jointe vous trouverez le document finalisé ainsi que le communiqué de presse.

Nous vous recommandons d’aller voir www.bigbangjeunesse.fr/ qui porte haut et fort les couleurs de ces espérances : « Ouvrons les possibles, créons les conditions de l’émancipation ».

CHOSES LUES PLUS n°6 de ce mois de décembre en fait largement l’écho  avec des éléments complémentaires à l’appui de ce débat :

  • Droit à l’éducation-formation tout au long de la vie ; mise en place d’un service public de l’information, de l’orientation et de l’accompagnement des jeunes ; Garantir des ressources ; Peser sur l’emploi ; Les jeunes, acteurs du changement sont toujours les points clés de ces propositions.
  • Précisions sur la question des ressources : allocation de formation au moins égale au montant maximum des bourses de l’enseignement supérieur pour les jeunes en formation ; « ressources et droit à l’expérience professionnelle en cas de difficultés particulières d’insertion sur le marché du travail » ; ou salaire. Le principe de base étant « qu’à compter de sa majorité chaque jeune, responsable civilement et pénalement, est titulaire de l’ensemble de ses droits sociaux ».
  • L’enjeu de l’appel est de lancer un débat approfondi car « les propositions connues à ce jour restent dans le prolongement des interventions conduites depuis près de 35 ans, qui ont fait la preuve de leur incapacité à répondre aux défis de la jeunesse. »

Nous vous invitons à mettre au débat le plus possible cette proposition et à apporter votre soutien à cet appel « pour un Big-Bang des politiques jeunesse ».

Pour le Conseil d’Administration du CNLAPS

N.B. Le CNLAPS a également participé activement à l’élaboration de la plateforme interassociative « de la naissance à 18 ans » coordonnée par l’UNIOPSS : « POUR UNE POLITIQUE DE LA PETITE ENFANCE, DE L’ENFANCE ET DE LA JEUNESSE » qui sera diffusé début 2012