Vie associative

Vie associative

Chers adhérents,
 
Suite à notre Assemblée générale, veuillez trouver ci-dessous :  
  • Le plan d’intervention de Monsieur Patrick DUBECHOT, sociologue, intervenu le matin sur le sujet « Acteurs gestionnaires de la prévention spécialisée et pouvoirs publics : relations et questions de gouvernance ».
  • Un enregistrement sonore de son intervention.
  • Le support d’intervention de Monsieur Arnaud VINSONNEAU, juriste en droit de l’action sociale, intervenu l’après-midi sur la question de la loi ASV (ASV pour « Adaptation de  la Société au Vieillissement ») et de son impact sur la prévention spécialisée. Les questions d’autorisation, d’habilitation, d’évaluation, de métropolisation, de portage politique de la prévention spécialisée, entre autres, ont été abordées. Le texte en noir est celui présent dans son support powerpoint d’origine. Nous y avons rajouté le texte en bleu qui contient des éléments importants de son intervention - mais qu’il n’avait pas écrit au préalable et que nous avons repris à partir de nos notes - ainsi que ses plus importantes réponses aux questions des adhérents ce jour-là.
  • Le rapport d’activité 2015
  • Le powerpoint projeté pour les comptes.
 
 

Matinée des Administrateurs 

« Acteurs gestionnaires de la prévention spécialisée et pouvoirs publics : relations et questions de gouvernance »

 
 09 h 30            Accueil petit-déjeuner
 
 10 h 00            Co-introduction d’Anne-Marie FAUVET, Présidente du CNLAPS, et de Bernard RIVAILLE, vice-président du F.F.S.U., Maire-adjoint de Lormont (Gironde) en charge de l’Education et de la jeunesse.
 
 10 h 15           Intervention de Patrick DUBECHOT, sociologue et démographe, ancien éducateur en Prévention spécialisée, ancien chargé de recherche au CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) et responsable du centre de recherches et d’études de l’ETSUP (Ecole Supérieure du Travail Social).
 
 10 h 45           Travail en ateliers :
  • 2 ateliers d’administrateurs
  • 1 atelier de cadres
 
 12 h 00          Restitution des travaux et échanges
 
 13 h 00          Déjeuner 
 

Assemblée Générale Ordinaire 

 
 14 h 00    
  • Rapport moral  
  • Rapport financier  
  • Rapport du Commissaire aux comptes
  • Rapport d’activités
  • Orientations 2017
  • Election du tiers sortant au Conseil d’Administration
                                
 15 h 30          Intervention d’Arnaud VINSONNEAU, juriste en droit de l’action sociale, formateur-consultant, chargé d’enseignement auprès des universités de Paris II et Paris IX : « Les autorisations des services de Prévention spécialisée après la loi d’adaptation de la société au vieillissement ».
Echanges avec les adhérents.
 
 17 h 00          Fin de l’Assemblée Générale
 

Face aux actes de barbarie commis ce vendredi et au danger que de tels crimes représentent pour notre cohésion nationale, les administrateurs du CNLAPS s'engagent et se mobilisent fermement. Pour nous et de ma place de Présidente, nous affirmons notre responsabilité à trois niveaux et nous la transformons en actes que nous vous invitons à mettre en œuvre :

  1. Notre responsabilité envers notre public : nos éducateurs de prévention spécialisée sont présents auprès des jeunes et des habitants, les écoutent, ouvrent des espaces de paroles, recueillent leurs inquiétudes et leurs questions et décryptent avec eux les informations médiatiques. Ceci dans le but de remplir pleinement nos missions d'apaisement, de médiation et d'éducation.
  2. Notre responsabilité en direction des professionnels : Nos associations et services s'assurent de ne pas exposer inutilement les professionnels tout en leur permettant, en lien avec les autres acteurs des territoires d'intervention, de créer des espaces de coopération et de coordination, afin d'assurer une veille.
  3. Notre responsabilité en direction des institutions républicaines et de la mission d'éducation et de protection qui nous est confiée : nos associations et services de prévention spécialisée restent en lien avec les représentants des institutions pour communiquer les informations nécessaires concernant la situation générale et les ambiances des secteurs d'intervention.

Nous réaffirmons notre soutien à tous les professionnels et bénévoles des structures adhérentes du CNLAPS et à tous les acteurs de la prévention spécialisée, qui sont, en ce moment même, auprès des jeunes et des habitants. Nous avons une pensée forte pour nos collègues de Paris et plus particulièrement ceux du 11ème arrondissement qui ont été présents auprès des jeunes, dès vendredi soir et pendant tout le week-end, pour les écouter et les rassurer. Face à des actes d'une telle sauvagerie, nous réaffirmons notre unité et engageons toutes nos forces pour interdire amalgames, confusions et raccourcis.

Vous le savez, le début de l’année a été marqué par des évènements tragiques, sur lesquels le CNLAPS a d’ailleurs pris position par un communiqué (que nous vous avons diffusé ainsi qu’à certains organes de presse spécialisée).Ces évènements ont provoqué un choc et ce jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.La Prévention spécialisée, gagnait, ces derniers mois déjà, du terrain au niveau national par notre travail de lobbying.Ainsi, nous avions enfin pu obtenir une rencontre avec le niveau politique de l‘Assemblée des Départements de France (ADF), en marge de son congrès national à Pau en novembre dernier.Cette rencontre est un évènement important, car cela faisait des années que les liens étaient distendus entre le CNLAPS et l’ADF, ce qui n’était pas de notre fait.A cette occasion, l’ADF nous a posé trois questions, auxquelles nous avons répondu. (Cf. P.J. n°1).Autre axe : un lien encore plus resserré avec le Secrétariat d’Etat à la Ville, avec, suite à notre sollicitation, une entretien qui nous a été accordé avec Madame Myriam EL KHOMRI, qui connaît bien la Prévention spécialisée pour en avoir été l’élue déléguée à la Ville de Paris, tout comme son Ministre, Monsieur Patrick KANNER, ancien Président du Conseil général du Nord.Le dernier remaniement ministériel de cet été nous est apparu comme une réelle opportunité à saisir pour promouvoir la Prévention spécialisée, d’autant plus avec ce Ministère qui a réformé la Politique de la Ville l’année dernière.La Ministre est allée jusqu’à parler de signer une convention avec le CNLAPSqui pourrait comporter 4 axes :

  • Une cartographie croisée Prévention spécialisée / politique de la Ville (nous vous enverrons d’ailleurs prochainement un petit questionnaire accompagné des fonds de carte des territoires des contrats de ville, à nous retourner si vous êtes concernés. Nous vous remercions d’avance de votre concours. Nous aurons un délai d’un mois pour le retourner au Ministère).
  • La question de la participation citoyenne
  • Le sujet des clauses d’insertion dans le cadre du nouveau programme ANRU
  • Un travail d’accompagnement (à notre demande) du CNLAPS sur le chantier que nous allons ouvrir sur l’utilité sociale de la Prévention spécialisée

Enfin, nous avons participé à deux réunions dans le cadre de la concertation sur la loi de la protection de l’enfance voulue par la Secrétaire d’Etat à l’enfance et à la famille, Madame ROSSIGNOL.Depuis le début de l’année - malheureusement par ces évènements tragiques – la Prévention spécialisée a été mise en lumière comme l’intervention sociale éducative qui est au plus près des territoires et des populations (notamment des jeunes en grande difficulté et leur famille), s’attachant à prévenir la marginalisation voire la radicalisation (dans son sens général et pas uniquement pseudo-religieux) des jeunes.Aussi, depuis le début de l’année, le CNLAPS est sur la brèche, comme vous l’êtes sur le terrain.Nous sommes notamment en lien fréquent et étroit avec le Ministère de la Ville et de la jeunesse (deux réunions de concertation des réseaux depuis le 7 janvier).Vous trouverez ci-joint (P.J. n°2) une synthèse de vos témoignages que nous avons pu collecter, suite à notre appel à contribution, et que nous avons transmise au Ministère.Je ne saurais d’ailleurs que trop remercier les 17 d’entre vous qui ont pu nous répondre « au pied levé », car vous n’aviez que 36 heures pour ce faire.C’est ainsi que nous voyons le CNLAPS, par un travail en réseau,  d’apports réciproques et de travaux articulés entre le national, le régional et le local, où chaque niveau est important.Une seconde contribution que nous avons adressée le 20 janvier au Ministère (P.J. n° 3), porte, à la demande de celui-ci, à la fois sur un travail d’introspection rétrospective de chaque réseau associé, mais aussi, et surtout, sur nos propositions d’actions essentielles et concrètes.Nous avons dû réaliser ce travail dans le week-end précédent avec mon Président, puis il a été partagé le lundi avec le bureau.Enfin, car le contexte l’appelle, nous avons décidé d’y associer la CNAPE (que nous venions de rencontrer lors d’une rendez-vous prévue de longue date).Cela a d’ailleurs été apprécié par l’Etat, notamment sur le volet du lien entre Prévention spécialisée et protection de l’enfance.Ce document comprend 4 fiches actions, que je vous invite à consulter attentivement.Sans confondre vitesse et précipitation, il y avait là une opportunité nouvelle et rare, d’essayer de faire passer nos idées, même parfois audacieuses, et de mettre en avant à haut niveau la Prévention spécialisée (sans oublier ses partenaires, dans une vision « macro » et systémique, vous le verrez).Le CNLAPS, ainsi, se montre ainsi comme interlocuteur et force de proposition concrète.Le contexte actuel, aussi dramatique soit-il, fait sérieusement bouger les lignes au plus haut de l’Etat. Il était temps !Il y a là une fenêtre d’ouverture pour la Prévention spécialisée, et nous la saisissons de toutes nos forces !Il semble possible d’espérer à nouveau, et de faire passer des idées forces et une vision positive de la prévention, de l’éducation et de la jeunesse, qui puisse, nous l’espérons, se concrétiser en portage politique voire en soutien financier. Ce n’est pas rien !!A ce titre, nous vous diffusons le communiqué finalisé d’alerte et de promotion de la Prévention spécialisée que nous avons travaillé et dont vous avez été pour certains également contributeurs.Vous avez très bien accueilli notre démarche, en témoignent les nombreux retours que vous nous avez faits, ce qui nous montre que nous sommes dans le vrai, et qu’il nous faut continuer ainsi.Vous le trouverez, en P.J. n° 4.Nous allons l’adresser à l’ensemble des acteurs du réseau, aux réseaux partenaires, aux élus (Présidents des Conseils généraux et des métropoles), ainsi qu’à la presse.Nous compterons bien entendu sur vous pour diffuser localement, ou construire votre propre communiqué si vous le souhaitez.En tous les cas, il pourra, par les arguments qu’il contient, si vous le souhaitez, venir vous étayer, et, pourquoi pas, vous permettre de partager en interne avec les équipes et le Conseil d’Administration.L’Etat est sous le choc et assez démuni, mais il veut réagir fortement et rapidement. Il compte ainsi sur les réseaux, et le nôtre est fortement inscrit et de plus en plus consulté. Même si la Prévention spécialisée est une compétence (pour l’instant, au vu de la réforme territoriale en cours) des Conseils Généraux, l’Etat peut, s’il le veut, jouer un rôle vis-à-vis de ceux-ci.Des ministères jusqu’alors très discrets sur la question de la Prévention spécialisée (celui de la Ville de Jeunesse et sports et celui des Affaires sociales), montent au créneau, et ont la volonté de porter un contrepoint éducatif à l’action publique, afin que les logiques de sécurité ne soient pas les seules à être valorisées et mises en œuvre suite aux attentats terroristes, car les réponses à apporter sont plurielles.Et lorsqu’ils se sont demandés vers qui se tourner pour cela, ils ont pensé à la Prévention spécialisée, de par son ancrage territorial auprès des jeunes les plus en difficultés, leur famille et même au-delà, par son action sociale locale communautaire).Ils ont également pensé à la Prévention spécialisée et au CNLAPS, car il semble que notre travail de promotion (et même de lobbying) paye  (et peut-être aussi la mobilisation de certains de vos élus députés ou sénateurs, que vous avez su sensibiliser sur certains territoires, nous le savons et vous en remercions. Il faut continuer en ce sens).J’en veux pour preuve des appels récents de deux ministères différents :

  • Le cabinet de Madame EL KHOMRI, à la Ville, car cette dernière, entendant des informations sur des coupes financières touchant la Prévention spécialisée, a souhaité connaître l’état des lieux réel, afin - même si cela ne relève pas directement de son Ministère – de porter cela au niveau du Premier ministre et l’alerter.
  • Le cabinet de Madame ROSSIGNOL, à l’Enfance et à la Famille, qui a souhaité, à son initiative, nous rencontrer fin janvier. La CNAPE était également invitée.

L’enjeu est d’importance, vous le savez, pour la Prévention spécialisée de rester rattachée à la protection de l’enfance, surtout dans le contexte de réforme territoriale qui se profile.Madame ROSSIGNOL a souhaité nous recevoir pour parler de la Prévention spécialisée, et nous a demandé un état des lieux de nos forces sur les territoires.Lors de notre rendez-vous, Madame ROSSIGNOL a admis qu’elle ne mentionnait pas assez la Prévention spécialisée lorsqu’elle parlait de la protection de l’enfance.Depuis notre entrevue, la Ministre, lors de la journée anniversaire de l’Ordonnance de 45 lundi dernier,a cité la Prévention spécialisée dans son discours, en disant qu’elle était « un axe fondamental de la Protection de l'Enfance », et que « L'Etat devait rester le garant de la Protection de l'Enfance et de l'égalité territoriale ».C’est à saluer !En outre, nous venons d’apprendre ces jours-ci une très bonne nouvelle (dont les contours restent à être dessinés), à savoir la volonté de l’Etat de créer un groupe technique interministériel resserré de suivi sur la Prévention spécialisée, qui regrouperait, outre le CNLAPS et la CNAPE (pour son côté protection de l’enfance), les ministères des Affaires sociales (Enfance-Famille et Cohésion sociale) ainsi que le Ministère de la Ville et de la Jeunesse.3 secrétariats d’Etat de 2 ministères, ce n’est pas rien, et nous espérons que ce groupe verra bien le jour, sera productif, et que la Prévention spécialisée bénéficiera de ses retombées.Nous ne manquerons pas de vous tenir informés.Enfin, l’ADF a recommencé à parler officiellement de la Prévention spécialisée dans un communiqué récent qui nous a été transmis par un de nos adhérents : http://www.newspress.fr/Communique_FR_285396_593.aspxNous espérons que vous mesurez bien les avancées manifestes qui sont à l’œuvre - que nous espérons concrétiser dans l’intérêt de tous - ainsi que le travail de fond du CNLAPS en ce sens.Bien sûr, au CNLAPS,  nous avons besoin que la profession soit également en ordre de marche et prête à relever les défis qui lui seraient confiés, voire qu’elle pourrait elle-même proposer, comme elle le fait d’ailleurs souvent déjà, n’attendant pas la commande publique mais l’alimentant là où c’est pertinent et possible, et nous vous encourageons à continuer dans ce sens.Nous ne saurions également que vous recommander d’ouvrir des espaces d’échanges en interne avec vos équipes, ou de les renforcer.Si nous avançons au national, nous avons besoin d’être suivis sur les territoires. Sinon, notre parole n’aura plus de poids et nous serons décrédibilisés au national, ce dont la Prévention spécialisée n’a surtout pas besoin, pas plus que les jeunes et leurs familles.Toutes vos remontées de ces dernières semaines, que ce soit sur l’appel à contribution au Ministère ou sur notre projet de communiqué d’alerte et de promotion de la Prévention spécialisée tendent à nous montrer que c’est le cas, en tous cas pour ceux d’entre vous qui se sont exprimés.Il nous est apparu essentiel de vous faire savoir, par ce « flash-info » l’action du CNLAPS au service de la Prévention spécialisée et des professionnels que vous êtes ou que vous représentez. C’est une méthode de communication que nous rééditerons, plus régulièrement.Mais nous voulions également vous adresser, par ce mail, un message d’espoir.C’est un encouragement à y croire et à faire sur le terrain ce qu’il faut pour porter, sur vos territoires et auprès de vos interlocuteurs, la Prévention spécialisée haut et fort ainsi que la vision sociétale qui est la sienne, en lui donnant la modernité nécessaire pour l’adapter à l’évolution de notre société et à ses besoins vitaux.Si les jeunes et leurs familles ont besoin de vous, les élus et leurs techniciens aussi, encore faut-ils qu’ils en soient conscients, si ce n’est pas (ou plus) le cas.Votre compréhension de la logique (et de ses ressorts) de vos interlocuteurs est là essentielle afin de trouver la communication juste (discours et partage d’expériences concrètes).Comme nous le clamons dans notre communiqué, la Prévention spécialisée est une réponse hyper pertinente à des besoins sociaux actuels, singulière et complémentaire aux autres réponses existantes, et, de plus, pas si coûteuse que cela !Alors, au-delà de tout ce que nous pourrons accomplir au national, en termes de promotion, de persuasion et de facilitation, c’est sur le terrain que se passera la reconquête !Dans cet effort collectif, vous trouverez le CNLAPS national, et de votre région, à vos côtés.Solidairement et combattivement à vous. 

Le CNLAPS, réseau national représentatif de la prévention spécialisée, constate depuis 2012 une amplification des alertes en provenance d’associations adhérentes. Diminution des budgets (jusqu’à 50% parfois), retraits du financement de Conseils généraux au motif qu’une commune du département n’apporte plus sa contribution financière, voire disparition programmée de cette mission de service public qu’est la prévention spécialisée. L’argument officiel est surtout financier et la méthode souvent brutale, avec des annonces sans concertation préalable et applicables dans des délais très courts (parfois seulement un mois), alors même que sont en jeu des contrats de travail et un public en difficulté.Nous avons pris la décision de faire connaître largement ce contexte très préoccupant : mise en danger des associations – pourtant piliers reconnus de la démocratie – mise en danger de la jeunesse qu’accompagne la prévention spécialisée et mise en danger de l’emploi des salariés. Nous exerçons une mission de protection de l’enfance déléguée par les Conseils généraux, qui la réduisent sur un nombre important de territoires, la plupart du temps sans proposition alternative, ce qui manque pour le moins de cohérence au vu des difficultés rencontrées par la jeunesse des quartiers dits « populaires ».Heureusement, d’autres Conseils généraux continuent de porter fortement la mission de prévention spécialisée, en lui désignant de réels interlocuteurs, en signant des conventions qu’ils respectent, et en octroyant des budgets constants voire – plus rarement – en augmentation.  Ceci illustre bien que la baisse de financements, voire la suppression d’équipes éducatives, n’est pas une fatalité en ces temps de crise, contrairement à ce que veulent faire croire certaines collectivités territoriales, auxquelles on pourrait d’ailleurs objecter que la prévention spécialisée est d’autant plus nécessaire que la crise est forte. Présente sur les territoires, où ses équipes sont toujours acceptées et souvent bienvenues,elle s’attacheà prévenir ou à limiter les dégâts sociaux tant collectifs qu’individuels, à l’échelle du quartier, des jeunes, et des familles.Nous traversons un moment paradoxal puisque ces baisses de financement sur une dizaine de départements coexistent avec la volonté chaque jour davantage affirmée d’impulserdes actions de développement social, d’impliquer le travail social dans des actions collectives et communautaires qui renforcent le pouvoir d’agir des populations marginalisées, et de mettre en œuvre des réponses innovantes en matière de prévention.Récemment, la stratégie nationale de prévention de la délinquance, la nouvelle politique de la ville, la politique de lutte contre le décrochage scolaire, pour ne citer qu’elles, ont mis largement en avant la prévention spécialisée, au titre de sa capacité à faciliter la continuité et la cohérence des parcours éducatifs, la rencontre avec les publics marginalisés et le développement de leur pouvoir d’agir, ce qui permet de lutter contre l’assistanat. Nous constatons ainsi un intérêt croissant de la part des ministères et de certaines missions parlementaires pour l’approche globale et créative de la prévention spécialisée, et sa connaissance et sa compréhension fine des difficultés et des aspirations de la jeunesse et des territoires en grande difficulté.La prévention spécialisée est, dans le cadre de la Protection de l’Enfance, la seule forme d’action éducative en milieu ouvert sans mandat nominatif : à ce titre, elle  peut se déployer dans des espaces et des moments où les autres intervenants sont moins présents. Elle remplit ainsi un rôle spécifique dans la structuration de l’action sociale. Les éducateurs mettent non seulement en œuvre un travail d'appui à la construction de "sujets", mais aussi un tissage au quotidien de liens sociaux grâce à l’immersion dans le milieu, au travail aux côtés des jeunes et de leur famille, à l’aide au développement du pouvoir d’agir.Elle est à même, en lien avec les autres acteurs des Politiques Jeunesse (école, éducation populaire, emploi, santé,…), d’entrer en contact à la fois avec une jeunesse parfois donnée pour « perdue » et les habitants de ses territoires d’intervention. Avec ceux-ci et ceux-là, elle travaille à rendre l’espace des quartiers et de la cité plus solidaire, donc moins inquiétant pour chacun.  Elle contribue à apaiser les tensions et à éveiller les consciences, le respect de la singularité de chaque personne, en refusant toutes les formes d’amalgame et de confusion qui dresseraient les uns contre les autres. Lorsqu’elle est associée à la co-construction des parcours des jeunes avec ses partenaires (MECS, Insertion par l’activité économique, travailleurs sociaux en milieu pénitentiaire,…), elle contribue à des sorties positives de ces dispositifs.En revanche, la réduire, voire la faire disparaître, reviendrait à renforcer les risques d’aggravation et de non-couverture de besoins sociaux et de clivages voire de fractures dans le lien social au sein des quartiers fragiles. En effet, l’intervention de ces équipes en amont, auprès des jeunes et de leurs familles, prévient nombre de ruptures familiales et de placements, de problèmes de santé (conduites à risques, conduites addictives,...), ou encore de situations de chômage et de délinquance lorsque les jeunes manquent de repères et d’encadrement dans leur environnement.Époque paradoxale en effet que celle où, alors que nous observons et nous déplorons la montée des peurs, de l’intolérance et du repli, la montée des extrêmes, l’affaiblissement de l’Etat républicain, de ses institutions et des associations du vivre ensemble, nous assistons à la disparition d’équipes de Prévention Spécialisée, ces hommes et ces femmes profondément soucieux de construire des liens de confiance et de restaurer la dignité et la solidarité - donc la  cohésion sociale - de faire aimer la République.Paradoxe, où, dans un même mouvement, nous entendons une forte légitimation de notre intervention et où nous voyons un affaiblissement croissant de nos moyens sur un nombre de départements désormais conséquent.Nous avons déjà montré que notre action est évaluable (dans le cadre de la loi 2002, entre autres). Nous nous attacherons à communiquer mieux encore sur les résultats de nos actions, à la fois dans le temps long des accompagnements éducatifs, mais aussi dans le temps court que nécessite la résolution de problèmes et de tensions au quotidien dans les quartiers où les éducateurs travaillent en immersion. Nous multiplierons nos propositions d’actions novatrices  et nous renforcerons notre action éducative.  Une société qui perd confiance dans sa jeunesse et qui semble de plus en plus dépassée face aux problématiques des jeunes et des territoires en difficulté, ne tourne-t-elle pas le dos à l’avenir ?Nous ferons cela et mieux encore, mais nous le ferons sans beaucoup d’effet, si nous n’avons pas face à nous des décideurs qui soient rigoureux et bienveillants, respectueux de nos missions et prêts à en connaître les enjeux, les modalités et les résultats. C’est grâce à ce dialogue de qualité avec les responsables publics que l’action de la Prévention Spécialisée gagnera en efficience et en efficacité.C’est seulement ainsi que nous pourrons assurer à nos publics et à nos financeurs une intervention de qualité, sur la base d’un dialogue responsable avec les gestionnaires des fonds publics, comme cela se fait avec les nombreux Conseils généraux qui continuent de nous soutenir.Aussi en appelons-nous aujourd’hui au sens des responsabilités de chacun, et attirons-nous l’attention des financeurs de la prévention spécialisée sur la signification politique et les conséquences  deleursdécisions sur les territoires et pour nos concitoyens, sur la vie des cités et de leurs habitants.La Prévention spécialisée est une forme d'action publique d'une très grande pertinence par rapport aux défis d'aujourd'hui, et ses fondements, ses méthodes d’action répondent à la nécessité de la rénovation du travail social engagée par les Etats Généraux du Travail Social.La Prévention spécialisée, en tous les cas, est non seulement prête à un dialogue, constructif et respectueux, mais l’appelle solennellement de tous ses vœux, pour apporter son concours au pacte républicain français, fondé sur la solidarité. Les attentats terroristes des 7, 8, et 9 janvier ont mis en lumière de manière criante la feuille de route à suivre : éducation et accompagnement des jeunes les plus en difficulté,  soutien à la parentalité, lien social entre les composantes de notre société, promotion de la citoyenneté, de l’envie et du pouvoir d’agir, et enfin co-construction des politiques publiques sur la base d’un diagnostic partagé débouchant sur une action locale concertée.Le défi est immense, mais la Prévention spécialisée, en lien avec son  réseau partenarial diversifié (lui aussi malheureusement mis en difficulté), est centrale et sait contribuer à tout cela. Elle ne demande qu’à continuer à pouvoir le faire, pour que notre société reste debout et soit davantage unie.Mais elle ne pourra accomplir ce défi que si elle en a les moyens et si elle est soutenue politiquement à un niveau national et local.

La PREVENTION SPECIALISEE, une réponse innovante aux mutations sociétalesA Mesdames et Messieurs les Présidents et Directeurs,Mesdames, Messieurs,Au nom du Bureau, du Conseil d’Administration et des salariés du siège du CNLAPS, je suis heureux de vous adresser ainsi qu’à toutes les équipes,nos vœux de bonheur et de réussite pour l’année 2015. Le CNLAPS note, depuis 2012, une amplification des alertes de ses associations adhérentes. Nous sommes devant un paradoxe : il est de plus en plus mis en avant, devant la massification de la précarité et de la souffrance psychosociale, la nécessité de développer des actions de développement social, d’impliquer le travail social dans des actions collectives pour développer le pouvoir d’agir individuel et collectif des populations marginalisées, de développer des réponses innovantes dans le champ de la prévention. Les politiques publiques font de plus en plus appel à la Prévention Spécialisée en valorisant son immersion quotidienne dans les quartiers d’implantation, donc sa connaissance fine des jeunes et des territoires, son approche globale. Elle peut faciliter grandement la continuité et la cohérence des parcours éducatifs, la rencontre avec les publics marginalisés et le développement de leur pouvoir d’agir, donc de lutter contre l’assistanat. La Prévention Spécialisée, à partir de sa référence à la Protection de l’Enfance, est sans doute une des missions publiques la plus à même de favoriser des politiques transversales de la jeunesse dans les quartiers en grande difficulté et de faire le lien avec les différents acteurs institutionnels, techniques, ainsi qu’avec les habitants. La Prévention spécialisée a donc une importante utilité sociale, politique et économique. Elle a une véritable compétence pour aller à la rencontre des populations les plus rétives aux interventions institutionnelles et parfois données pour « perdues ».Elle construit avec les habitants les réponses à inventer. Elle peut donc aider à la construction de politiques publiques. La Prévention spécialisée doit encore plus et mieux s’adapter aux mutations sociétales, mieux communiquer sur son action et mesurer son impact social, optimiser son action, développer sa dimension innovante. Encore une fois, je vous souhaite une bonne année ainsi qu’à vos proches. Richard PIERRE, Président

A l’attention des associations adhérentes de l’Ile de France et de leurs représentants Mesdames, Messieurs, La question du secret professionnel en prévention spécialisée reste un sujet toujours en mouvement au vu des évolutions du travail social, du public visé et des politiques publiques.Cependant les fondamentaux liés au respect du droit des usagers restent constants et nécessitent un positionnement averti et ferme de la part des professionnels en charge de public vulnérable, et de leurs cadres.La manière dont le partage d’information à caractère secret est abordée actuellement par certains acteurs à un niveau national (ministériel ou de certains grands réseaux) et par nombre d’acteurs de terrain - liés notamment à la prévention de la délinquance - amène les acteurs associatifs et particulièrement les acteurs de la prévention spécialisée à être souvent en réaction vis-à-vis de demandes décalées par rapport au terrain voire de leur mission.Cela ne permet ainsi pas de prendre le temps de poser une réflexion collective sur la question.De ce fait, il nous a paru intéressant que le CNLAPS prenne l’initiative et puisse se décentrer par rapport aux exigences du Comité Interministériel de la Prévention de la Délinquance (entre autres sur les notions de « secret partagé » et de « confidentialité »), CIPD qui finit de conduire trois groupes de travail auxquels le CNLAPS participe pour deux d’entre eux.Nous avons ainsi décidé, sur proposition de l’ADDAP13, d’élaborer avec des représentants de nos adhérents un positionnement clair sur la question du partage d’information permettant de préciser les valeurs défendues et les choix des acteurs de la Prévention spécialisée sur ce point.Les conclusions de ce groupe de travail, qui devra se réunir à deux reprises d’ici la fin de l’année, seront alors diffusées à l’ensemble de nos adhérents, pour les étayer sur cette question.Elles pourront ensuite être partagées avec les autres fédérations nationales (UNIOPSS, CNAPE, Citoyens et justice, notamment), ainsi qu’avec le CSTS, par exemple, pour défendre ces choix de manière collective.Aussi, nous serions heureux qu’un représentant d’une association adhérente d’Ile de France, dont vous faîtes partie, puisse rejoindre ce groupe, dont la première réunion se tiendra le jeudi 10 juillet de 14h à 17h au siège du CNLAPS, 21 rue Lagille, 75018 PARIS (métro 13, arrêt « Guy Moquet » ou « Porte de St Ouen ».Ce groupe étant chargé de travailler sur un (ou des) documents qui seront destinés à l’usage de la profession, sur une question ô combien délicate, nous recherchons une personne qui connaisse particulièrement bien ce sujet, et qui ait envie d’apporter à la fois ses connaissances, son analyse, et sa contribution au groupe.Dans l’espoir de pouvoir compter un représentant d’une association adhérente d’Ile de France dans ce groupe, je vous adresse à toutes et tous mes salutations les meilleures.

Nombre de présents : 48 (Présidents, administrateurs, directeurs sur délégation de leur Président, ou accompagnés par eux).

Intervention de M. Gilles BOUFFIN (Directeur Général de « Moissons nouvelles »)

Introduction

  • Réaffirmer la dimension politique de l’association
  • Le dirigeant associatif est un « entrepreneur social qui intervient dans le champ public et la cohésion sociale »
  • Notion de performance en tant qu’amélioration permanente des processus de travail

Corps du propos

4 points qui sont autant d’enjeux fondamentaux dans la survie du fait associatif :

  • Bien distinguer au sein de l’association le politique (CA-employeur) et l’opérationnel (salariés exécutant une mission)
  • Question d’opérer une vraie résolution sur des choix comprenant la notion de risques et d’opportunités
  • Nécessité que l’organisation soit suffisamment dans l’anticipation et la réactivité pour s’adapter aux changements (sociétaux, politiques et économiques)
  • Capacité de s’ouvrir en mutualisant avec d’autres (en cela, les logiques de souveraineté et de « patrimoine » trop affirmées peuvent être bloquantes)

Importance de la notion de « métier » (qui évolue, référentiel-métier, formation, Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Carrières (GPEC)

Nécessaire professionnalisation du CA, car il y a une responsabilité éminente d’utilité sociale. Le rôle des salariés et de faire remonter des éléments suffisamment objectifs et étayés pour alimenter une/des orientations stratégiques.

Il y a eu un changement de regard des pouvoirs publics. Nous sommes passés d’une notion de pérennité pas toujours très encadrée à une logique de contrat

Question de la recherche de fonds : il y a un besoin pour les associations d’accroître leurs fonds propres. En France, « le pacte de cohésion sociale est fondateur et on n’y reviendra pas » (dans le fait que les associations reçoivent des financements publics). Mais c’est le niveau de ces financements qui va décroissant. On rentre dans le champ et l’ère de l’Economie Sociale et Solidaire, avec la production d’une offre de services en direction du « Pacte de cohésion sociale ».

La mesure de l’impact social : jusqu’à présent, les financeurs mesurent ce que nous coûtons, et non les coûts sociaux (au sens large) que nous évitons. Or cette mesure est importante, et il faut la co-construire avec les financeurs afin de les amener à changer leur regard.

Il est enfin important de mobiliser les équipes sur la traçabilité des processus de travail (évaluation), qui n’est pas du contrôle « bête et méchant ».

Echanges suite à cette intervention

  • Sur les fonds propres. Il semble difficile pour des associations de développer leurs fonds propres (reprise de recettes en atténuation, voire interdiction de développer de nouvelles missions). De plus, la tendance est à ce que les aléas internes à la vie de l’association et ayant une influence financière ne soient plus pris en compte, le financement des pouvoirs publics se concentrant de plus en plus uniquement sur de l’offre de services.Quelques pistes avancées néanmoins par les participants :
    • Formation, études
    • Colloques / séminaires
    • Création d’un fonds de dotation
    • Recherche de legs (d’immeuble ou autres)
    • Constitution d’une SCI ?
    • Des CPOM comme moyen de sécuriser davantage les financements
  • Question sur l’importance du CA et de son rôle.
La question des valeurs des administrateurs est mise en avant, ce à quoi il est répondu que cela ne suffit pas et qu’il faut y ajouter de la compétence (et des compétences), ainsi qu’une clarté et une répartition des missions de chacun.
Piste de l’organisation par le CNLAPS de formations à l’attention des administrateurs, visant à leur professionnalisation.
  • Développer notre réseau inter-associatif et inter-fédérations, et également nos entrées politiques afin de pouvoir exercer un lobbying au niveau des commissions parlementaires avant que les lois pouvant nous impacter ou impacter la jeunesse ne soient votées.
  • Question des multi-adhésions coûteuses (CNLAPS, URIOPSS, FNARS, CNAPE,…)

Echanges sur le projet de plan stratégique du CNLAPS

Nota : les paroles ci-dessous ont été anonymisées, sauf les réponses du Président du CNLAPS, M. Richard PIERRE.

« ll manque un plan politique qui serait préalable. Il n’est par ailleurs pas fait référence aux liens avec les ministères, alors que nous les mentionnons oralement ».

« Cela fait un moment que nous avons ce type d’échanges en région Sud-ouest. Attention à la VAE du diplôme d’ES, pas satisfaisante. Le plan stratégique est ambitieux.  Il manque une formation sur le numérique dans le catalogue du CNLAPS » (elle existe, NDLR).

« Le point sur la gouvernance est essentiel. »

« Attention à un plan 2014-2020, la durée pourrait ne pas conduire à s’y mettre rapidement. »

« J’adhère complètement au le point de la recherche de la sécurisation juridique de la Prévention spécialisée ».

« La Loi 2002-2 pourrait nous sécuriser… si elle était appliquée et suivi par les financeurs… ! La régionalisation est un très bon point ; il faut toutefois veiller à conserver des liens directs possibles entre local et national (et inversement). Le plan stratégique est important car il permet aux salariés de pouvoir mettre en œuvre plus clairement leur action sur cette base. »

« C’est avec l’ADF qu’il faut traiter en priorité, pas tant avec les ministères ! »

Richard Pierre : « Nous recensons les Présidents ou vice-présidents de conseils généraux dont nous avons particulièrement l’oreille (13, 33, 44, 38, Dordogne, 59, entre autres), mais eux-mêmes ont du mal à être en contact avec l’ADF. »

Divers

Questions d’organisation

« Pour l’année prochaine, intérêt de tables rondes et d’ateliers ».

Richard PIERRE : pourquoi ne pas imaginer une organisation tournante sur les régions ?

Coût supplémentaire en transport opposée par un participant.

Les Etats généraux du travail social

7 territoires, 14 thématiques (2 par territoire, une spécifique, une transverse)

Intérêt que chaque région du CNLAPS soit en lien avec l’organisation des Etats généraux du travail social par leur URIOPSS, contribue aux réflexions si pertinence du thème et participe à la tenue de chaque journée territoriale.

La thématique la plus en lien avec notre mission va être travaillée en région « Pays de Loire » pour les Etats généraux « protection de l’enfance, jeunesse et service aux familles ». Journée prévue a priori le 15 avril, à Nantes ou Angers (à confirmer).

Délai court pour faire des propositions (2 mois).

 

Clôture de la journée à 15h30.

Mesdames, Messieurs les administrateurs de région, et adhérents de l’Ile de France,

Je m’adresse à vous afin de vous communiquer des informations sur deux points importants.

Tout d’abord, vous voudrez bien trouver en pièce jointe, la dernière version du projet de plan stratégique du CNLAPS 2014-2020, actuellement en discussion au sein des différentes régions du CNLAPS.

Notre souhait est ainsi de vous en livrer la version la plus actualisée possible, afin que vos échanges, remontées, et propositions, puissent se faire sur cette base, notamment pour les régions où ce point n’a pas encore été traité.

Pour rappel, l’objectif fixé par Monsieur Richard PIERRE, Président du CNLAPS, est une présentation suivie du vote du texte définitif lors de notre Assemblée générale du 23 mai prochain.

Par ailleurs, vous le savez, les Etats généraux du travail social sont enfin lancés.

C’est un évènement majeur, et nous souhaitons que la Prévention spécialisée puisse s’y associer au mieux, que ce soit en région Grand Ouest, où la thématique de la protection de l’enfance a été retenue, comme dans les autres régions.

A ce titre, je vous joins deux documents fournis par Madame Christiane BORANGA, administratrice de la région « Rhône-Alpes », qui sont très éclairants de cette démarche.

Choses Lues + avait déjà abordé cette question avec nombre d’informations dès juin 2013.

Je vous joins le lien internet qui mène à l’article présent sur le site de Choses Lues Plus

C’est un réel enjeu que nous soyons en lien avec ces Etats généraux, et les URIOPSS correspondantes, et que nous opérions entre nous des allers-retours d’informations.

En tous les cas, c’est mon vœu en tant que coordinateur national du CNLAPS, et c’est notre vision, au CNLAPS, d’une information que nous souhaitons de plus en plus circulante et horizontale entre nous.

Sachant pouvoir compter sur votre concours, je vous prie de recevoir mes salutations engagées.

Eric RIEDERER

Coordinateur national

CNLAPS

Mesdames, Messieurs,
Au nom du Bureau et du Conseil d’Administration, je suis heureux de vous adresser nos voeux de bonheur et de réussite pour l’année 2014.
Malgré l’accroissement de la précarité sociale, la Prévention spécialisée est menacée. Les exemples du Loiret (suppression totale de la Prévention Spécialisée), de la Seine Maritime et des Alpes Maritimes (amputation de 50% des subventions), de la Haute Garonne (déconventionnement de toutes les associations), nous montrent la gravité de la situation. L’argument budgétaire mis en avant est un prétexte qui cache mal la disqualification du travail social et de la Prévention spécialisée en particulier.
J’indiquais l’an passé qu’il nous fallait oser. Ne pas subir, trouver dans les crises de financement et de légitimation des ressorts pour innover. Nous devons promouvoir notre expertise de diagnostic territorial, nos savoirs faire d’aller à la rencontre des jeunes marginalisés et nos capacités d’être un Tiers entre la demande sociale et la commande publique, de les co-construire avec les habitants et les élus. La formation des éducateurs et des cadres est essentielle pour améliorer nos capacités à repérer, à problématiser avec les habitants et les partenaires les questions sociales émergentes. Désormais, l’utilité sociale de la Prévention spécialisée se démontre.
Nous devons assumer pleinement la fonction politique des associations. Re politisons l’action sociale ! Les Forums de Lyon ont montré toute la valeur d’agir sur le plan collectif et solidaire, d’aider au développement du pouvoir de penser et d’agir des jeunes en voie de marginalisation comme citoyens.
Nous devons être très vigilants pour décoder les signaux d’alerte discrets, pour anticiper, si possible, les désengagements des collectivités publiques. Il faut que nous apprenions à mettre en oeuvre une politique forte de communication, donc aussi de gestion de crise, avec les élus. Nous avons à trouver des alliés chez les autres réseaux d’action sociale, dans la haute fonction publique, chez les élus et les collectivités locales amies. Il nous faut construire des relais médiatiques opérationnels, augmenter la démocratie associative sur le mode participatif.
Bernard HECKEL a terminé son engagement salarié au CNLAPS par la réussite des Forums de Lyon. Je tiens, en votre nom, à le remercier pour l’intensité et la qualité de son travail durant toute sa carrière pour développer la Prévention spécialisée. Eric RIEDERER est désormais le nouveau Coordinateur national du CNLAPS, et donc votre premier interlocuteur, en étroite relation avec le bureau.
Encore une fois, je vous souhaite une bonne année ainsi qu’à vos proches.
Richard PIERRE, Président

Le « Guide international sur la méthodologique du travail de rue à travers le monde» publié fin 2008 par le Réseau International des Travailleurs Sociaux de Rue et Dynamo International a suscité le désir et la volonté de mettre davantage en lumière les pratiques professionnelles des éducateurs et éducatrices de rue en France.

Aussi en septembre 2009, le CNLAPS a-t-il lancé« les ateliers régionaux » du travail de rue en proposant à ses adhérents de compléter et d’étayer le guide international par des points de vue, des témoignages, des récits d’éducateurs de rue français dans le cadre de son organisation régionale.

Des équipes de l’Îlede France, de la région Nord, Pas de Calais et Picardie, du Grand Ouest, du Sud-Ouest, de l’Arc Méditerranée, de Rhône-Alpes et du Grand Est se sont retrouvés en 2010 et 2011 pour travailler individuellement et collectivement des écrits dans le cadre du Groupe-Action-Recherche « Echanges transnationaux » que le CNLAPS réunit 5 à 6 fois par an à Paris.

Une centaine de professionnels y a participé et c’est le fruit de ce travail que nous vous proposons de découvrir.

Vous y trouverez des éclairages méthodologiques et aussi des récits, selon les régions, selon les jours... et en filigrane vous verrez toujours les rues, les jeunes et moins jeunes que vous côtoyez et que vous accompagnez.

Un montage a été par ailleurs réalisé à partir de ces textes qui a abouti à un ouvrage que vous pouvez vous procurer directement auprès du CNLAPS (« Ils travaillent dans la rue »).

Nous vous souhaitons une belle lecture et remercions tous les professionnels qui ont participé à ce travail ainsi les cadres et les administrateurs de leurs associations pour avoir consenti à mettre à disposition ces temps de travail.

A TOUTES LES ASSOCIATIONS ADHERENTES DU CNLAPS et AUX ADHERENTS INDIVIDUELS

 

Madame, Monsieur,

Un séminaire de travail réservé aux adhérents et l’Assemblée générale 2013 auront lieu le jeudi 27 juin à Paris.

Le matin de 09h30 à 13h00, sera organisé un échange-débat préparatoire aux « FORUMS 2013 » qui auront lieu les 4, 5 et 6 novembre à Lyon.

(Accueil - Petit déjeuner à partir de 8h45) à La Fondation Biermans Lapôtre dans le 14ème à Paris (Cité Universitaire).

Deux thèmes seront abordés :

Merci de renvoyer le bulletin d’inscription afin de pouvoir organiser le déjeuner qui aura lieu sur place.

 

A 14h30 : Assemblée Générale extraordinaire (cf. convocation à venir)

A 15h00 : Assemblée Générale Ordinaire  (cf. convocation à venir)

Fin de l’Assemblée Générale et élection du Conseil d’Administration vers 17h30.

 

Ce séminaire de travail et l’Assemblée Générale auront lieu à :

FONDATION BIERMANS-LAPOTRE, Cité Internationale Universitaire – 9A, boulevard Jourdan – 75014 Paris

Le CNLAPS, avec les comités de soutien des associations de Prévention spécialisée de la Seine-Maritime, appelle toutes les associations, services et équipes ainsi que leurs partenaires à rejoindre le lundi 25 mars la manifestation :

« QUATRE HEURES POUR LA PREVENTION SPECIALISEE »

RENDEZ-VOUS A ROUEN A PARTIR DE 16H à la Halle aux toiles - plan d'accès

De 18H à 22H : alternance d’interventions, de témoignages, de prises de positions, vidéos, danses, musiques….

Avec un temps convivial autour de boissons et de sandwichs. 

Si vous ne pouvez pas participer à cette manifestation, merci d’envoyer vos messages de soutien. Ils seront tous lus et diffusés.

  • Une audience a lieu au tribunal administratif le lundi 18 mars pour une requête en référé demandant la suspension de la délibération du Conseil général du 18 décembre.
  • Le Conseil général se réunira le mardi 26 mars avec dans son ordre du jour  le financement des licenciements.

Pour des questions d’organisation, faites nous savoir SVP, si vous pouvez rejoindre la Halle aux Toiles ce 25 mars.

Ci-joint le courrier adressé au Président du Conseil général ainsi qu’aux 69 conseillers généraux de la Seine-Maritime.

Cordialement,

Richard PIERRE, président et Bernard HECKEL, chargé de mission.

Contact : Bernard Heckel : 0607792322  -contact@cnlaps.fr  -  Siège à Paris: 0142297981

A Mesdames et Messieurs les Présidents et directeurs,

Mesdames, Messieurs,

Au nom du bureau du CNLAPS et de B. Heckel, je suis heureux de vous adresser nos voeux de bonheur et de réussite pour l’année 2013 qui vient de commencer.

Comme l’indiquait B. Heckel, il y a quelques années à Strasbourg, les nuages noirs s’accumulent. Parfois, nous craignons que le ciel soit désormais tout noir. La situation de la Haute Garonne (déconventionnement des associations de Prévention Spécialisée) et de la Seine Maritime (budget alloué à la Prévention Spécialisée divisé par deux) ne nous incitent pas à l’optimisme. Outre qu’il est annoncé de toute part que l’année 2013 va être difficile avec l’augmentation du chômage, en particulier des jeunes et la tentation de faire baisser le coût de la Protection Sociale…

Tout ceci doit nous amener, non au défaitisme ou à la tentation de nous faire bien voir des Princes, mais au contraire à innover. Osons des contrats d’objectifs avec les collectivités locales, osons des recherches actions sur nos pratiques, osons des rapprochements avec des réseaux de l’action sociale comme l’économie sociale et solidaire ! Emparons-nous des situations délicates comme celles des Roms, rendons-nous indispensables, même si nous pouvons parfois être critiques ! Osons communiquer !

Osons enfin nous positionner, dans le cadre de l’action avec le milieu, dans le développement communautaire ! Ne nous laissons surtout pas enfermer dans l’engagement éducatif individuel auprès des jeunes les plus marginalisés, dans le travail de rue. L’éducation est aussi bien individuelle que collective. Plus un quartier vit de manière solidaire, invente collectivement des solutions à ses problèmes, plus il sera éducatif vis-à-vis de ses enfants et adolescents.

Plus le milieu sera éducatif, moins de placements familiaux et d’autres prises en charge seront nécessaires. Nous exerçons ainsi complètement notre mission de Protection de l’Enfance. Comme l’ont écrit des directeurs généraux des Conseils Généraux au mois de mai dernier, continuer le travail social sans développer les interventions collectives est une impasse dramatique, car l’augmentation des besoins sociaux coïncide avec la baisse des capacités financières de l’Etat et des Collectivités.

Je vous invite donc à la réflexion critique sur nous-mêmes, à l’inventivité et à la combativité.

Encore une fois, je vous souhaite une bonne année ainsi qu’à vos proches.


Richard PIERRE, président
7 janvier 2013