JOURNEE DES PRESIDENTS - CNLAPS - Vendredi 24 janvier 2014

JOURNEE DES PRESIDENTS - CNLAPS - Vendredi 24 janvier 2014

Nombre de présents : 48 (Présidents, administrateurs, directeurs sur délégation de leur Président, ou accompagnés par eux).

Intervention de M. Gilles BOUFFIN (Directeur Général de « Moissons nouvelles »)

Introduction

  • Réaffirmer la dimension politique de l’association
  • Le dirigeant associatif est un « entrepreneur social qui intervient dans le champ public et la cohésion sociale »
  • Notion de performance en tant qu’amélioration permanente des processus de travail

Corps du propos

4 points qui sont autant d’enjeux fondamentaux dans la survie du fait associatif :

  • Bien distinguer au sein de l’association le politique (CA-employeur) et l’opérationnel (salariés exécutant une mission)
  • Question d’opérer une vraie résolution sur des choix comprenant la notion de risques et d’opportunités
  • Nécessité que l’organisation soit suffisamment dans l’anticipation et la réactivité pour s’adapter aux changements (sociétaux, politiques et économiques)
  • Capacité de s’ouvrir en mutualisant avec d’autres (en cela, les logiques de souveraineté et de « patrimoine » trop affirmées peuvent être bloquantes)

Importance de la notion de « métier » (qui évolue, référentiel-métier, formation, Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Carrières (GPEC)

Nécessaire professionnalisation du CA, car il y a une responsabilité éminente d’utilité sociale. Le rôle des salariés et de faire remonter des éléments suffisamment objectifs et étayés pour alimenter une/des orientations stratégiques.

Il y a eu un changement de regard des pouvoirs publics. Nous sommes passés d’une notion de pérennité pas toujours très encadrée à une logique de contrat

Question de la recherche de fonds : il y a un besoin pour les associations d’accroître leurs fonds propres. En France, « le pacte de cohésion sociale est fondateur et on n’y reviendra pas » (dans le fait que les associations reçoivent des financements publics). Mais c’est le niveau de ces financements qui va décroissant. On rentre dans le champ et l’ère de l’Economie Sociale et Solidaire, avec la production d’une offre de services en direction du « Pacte de cohésion sociale ».

La mesure de l’impact social : jusqu’à présent, les financeurs mesurent ce que nous coûtons, et non les coûts sociaux (au sens large) que nous évitons. Or cette mesure est importante, et il faut la co-construire avec les financeurs afin de les amener à changer leur regard.

Il est enfin important de mobiliser les équipes sur la traçabilité des processus de travail (évaluation), qui n’est pas du contrôle « bête et méchant ».

Echanges suite à cette intervention

  • Sur les fonds propres. Il semble difficile pour des associations de développer leurs fonds propres (reprise de recettes en atténuation, voire interdiction de développer de nouvelles missions). De plus, la tendance est à ce que les aléas internes à la vie de l’association et ayant une influence financière ne soient plus pris en compte, le financement des pouvoirs publics se concentrant de plus en plus uniquement sur de l’offre de services.Quelques pistes avancées néanmoins par les participants :
    • Formation, études
    • Colloques / séminaires
    • Création d’un fonds de dotation
    • Recherche de legs (d’immeuble ou autres)
    • Constitution d’une SCI ?
    • Des CPOM comme moyen de sécuriser davantage les financements
  • Question sur l’importance du CA et de son rôle.
La question des valeurs des administrateurs est mise en avant, ce à quoi il est répondu que cela ne suffit pas et qu’il faut y ajouter de la compétence (et des compétences), ainsi qu’une clarté et une répartition des missions de chacun.
Piste de l’organisation par le CNLAPS de formations à l’attention des administrateurs, visant à leur professionnalisation.
  • Développer notre réseau inter-associatif et inter-fédérations, et également nos entrées politiques afin de pouvoir exercer un lobbying au niveau des commissions parlementaires avant que les lois pouvant nous impacter ou impacter la jeunesse ne soient votées.
  • Question des multi-adhésions coûteuses (CNLAPS, URIOPSS, FNARS, CNAPE,…)

Echanges sur le projet de plan stratégique du CNLAPS

Nota : les paroles ci-dessous ont été anonymisées, sauf les réponses du Président du CNLAPS, M. Richard PIERRE.

« ll manque un plan politique qui serait préalable. Il n’est par ailleurs pas fait référence aux liens avec les ministères, alors que nous les mentionnons oralement ».

« Cela fait un moment que nous avons ce type d’échanges en région Sud-ouest. Attention à la VAE du diplôme d’ES, pas satisfaisante. Le plan stratégique est ambitieux.  Il manque une formation sur le numérique dans le catalogue du CNLAPS » (elle existe, NDLR).

« Le point sur la gouvernance est essentiel. »

« Attention à un plan 2014-2020, la durée pourrait ne pas conduire à s’y mettre rapidement. »

« J’adhère complètement au le point de la recherche de la sécurisation juridique de la Prévention spécialisée ».

« La Loi 2002-2 pourrait nous sécuriser… si elle était appliquée et suivi par les financeurs… ! La régionalisation est un très bon point ; il faut toutefois veiller à conserver des liens directs possibles entre local et national (et inversement). Le plan stratégique est important car il permet aux salariés de pouvoir mettre en œuvre plus clairement leur action sur cette base. »

« C’est avec l’ADF qu’il faut traiter en priorité, pas tant avec les ministères ! »

Richard Pierre : « Nous recensons les Présidents ou vice-présidents de conseils généraux dont nous avons particulièrement l’oreille (13, 33, 44, 38, Dordogne, 59, entre autres), mais eux-mêmes ont du mal à être en contact avec l’ADF. »

Divers

Questions d’organisation

« Pour l’année prochaine, intérêt de tables rondes et d’ateliers ».

Richard PIERRE : pourquoi ne pas imaginer une organisation tournante sur les régions ?

Coût supplémentaire en transport opposée par un participant.

Les Etats généraux du travail social

7 territoires, 14 thématiques (2 par territoire, une spécifique, une transverse)

Intérêt que chaque région du CNLAPS soit en lien avec l’organisation des Etats généraux du travail social par leur URIOPSS, contribue aux réflexions si pertinence du thème et participe à la tenue de chaque journée territoriale.

La thématique la plus en lien avec notre mission va être travaillée en région « Pays de Loire » pour les Etats généraux « protection de l’enfance, jeunesse et service aux familles ». Journée prévue a priori le 15 avril, à Nantes ou Angers (à confirmer).

Délai court pour faire des propositions (2 mois).

 

Clôture de la journée à 15h30.