LE CNLAPS en première ligne

LE CNLAPS en première ligne

Vous le savez, le début de l’année a été marqué par des évènements tragiques, sur lesquels le CNLAPS a d’ailleurs pris position par un communiqué (que nous vous avons diffusé ainsi qu’à certains organes de presse spécialisée).Ces évènements ont provoqué un choc et ce jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.La Prévention spécialisée, gagnait, ces derniers mois déjà, du terrain au niveau national par notre travail de lobbying.Ainsi, nous avions enfin pu obtenir une rencontre avec le niveau politique de l‘Assemblée des Départements de France (ADF), en marge de son congrès national à Pau en novembre dernier.Cette rencontre est un évènement important, car cela faisait des années que les liens étaient distendus entre le CNLAPS et l’ADF, ce qui n’était pas de notre fait.A cette occasion, l’ADF nous a posé trois questions, auxquelles nous avons répondu. (Cf. P.J. n°1).Autre axe : un lien encore plus resserré avec le Secrétariat d’Etat à la Ville, avec, suite à notre sollicitation, une entretien qui nous a été accordé avec Madame Myriam EL KHOMRI, qui connaît bien la Prévention spécialisée pour en avoir été l’élue déléguée à la Ville de Paris, tout comme son Ministre, Monsieur Patrick KANNER, ancien Président du Conseil général du Nord.Le dernier remaniement ministériel de cet été nous est apparu comme une réelle opportunité à saisir pour promouvoir la Prévention spécialisée, d’autant plus avec ce Ministère qui a réformé la Politique de la Ville l’année dernière.La Ministre est allée jusqu’à parler de signer une convention avec le CNLAPSqui pourrait comporter 4 axes :

  • Une cartographie croisée Prévention spécialisée / politique de la Ville (nous vous enverrons d’ailleurs prochainement un petit questionnaire accompagné des fonds de carte des territoires des contrats de ville, à nous retourner si vous êtes concernés. Nous vous remercions d’avance de votre concours. Nous aurons un délai d’un mois pour le retourner au Ministère).
  • La question de la participation citoyenne
  • Le sujet des clauses d’insertion dans le cadre du nouveau programme ANRU
  • Un travail d’accompagnement (à notre demande) du CNLAPS sur le chantier que nous allons ouvrir sur l’utilité sociale de la Prévention spécialisée

Enfin, nous avons participé à deux réunions dans le cadre de la concertation sur la loi de la protection de l’enfance voulue par la Secrétaire d’Etat à l’enfance et à la famille, Madame ROSSIGNOL.Depuis le début de l’année - malheureusement par ces évènements tragiques – la Prévention spécialisée a été mise en lumière comme l’intervention sociale éducative qui est au plus près des territoires et des populations (notamment des jeunes en grande difficulté et leur famille), s’attachant à prévenir la marginalisation voire la radicalisation (dans son sens général et pas uniquement pseudo-religieux) des jeunes.Aussi, depuis le début de l’année, le CNLAPS est sur la brèche, comme vous l’êtes sur le terrain.Nous sommes notamment en lien fréquent et étroit avec le Ministère de la Ville et de la jeunesse (deux réunions de concertation des réseaux depuis le 7 janvier).Vous trouverez ci-joint (P.J. n°2) une synthèse de vos témoignages que nous avons pu collecter, suite à notre appel à contribution, et que nous avons transmise au Ministère.Je ne saurais d’ailleurs que trop remercier les 17 d’entre vous qui ont pu nous répondre « au pied levé », car vous n’aviez que 36 heures pour ce faire.C’est ainsi que nous voyons le CNLAPS, par un travail en réseau,  d’apports réciproques et de travaux articulés entre le national, le régional et le local, où chaque niveau est important.Une seconde contribution que nous avons adressée le 20 janvier au Ministère (P.J. n° 3), porte, à la demande de celui-ci, à la fois sur un travail d’introspection rétrospective de chaque réseau associé, mais aussi, et surtout, sur nos propositions d’actions essentielles et concrètes.Nous avons dû réaliser ce travail dans le week-end précédent avec mon Président, puis il a été partagé le lundi avec le bureau.Enfin, car le contexte l’appelle, nous avons décidé d’y associer la CNAPE (que nous venions de rencontrer lors d’une rendez-vous prévue de longue date).Cela a d’ailleurs été apprécié par l’Etat, notamment sur le volet du lien entre Prévention spécialisée et protection de l’enfance.Ce document comprend 4 fiches actions, que je vous invite à consulter attentivement.Sans confondre vitesse et précipitation, il y avait là une opportunité nouvelle et rare, d’essayer de faire passer nos idées, même parfois audacieuses, et de mettre en avant à haut niveau la Prévention spécialisée (sans oublier ses partenaires, dans une vision « macro » et systémique, vous le verrez).Le CNLAPS, ainsi, se montre ainsi comme interlocuteur et force de proposition concrète.Le contexte actuel, aussi dramatique soit-il, fait sérieusement bouger les lignes au plus haut de l’Etat. Il était temps !Il y a là une fenêtre d’ouverture pour la Prévention spécialisée, et nous la saisissons de toutes nos forces !Il semble possible d’espérer à nouveau, et de faire passer des idées forces et une vision positive de la prévention, de l’éducation et de la jeunesse, qui puisse, nous l’espérons, se concrétiser en portage politique voire en soutien financier. Ce n’est pas rien !!A ce titre, nous vous diffusons le communiqué finalisé d’alerte et de promotion de la Prévention spécialisée que nous avons travaillé et dont vous avez été pour certains également contributeurs.Vous avez très bien accueilli notre démarche, en témoignent les nombreux retours que vous nous avez faits, ce qui nous montre que nous sommes dans le vrai, et qu’il nous faut continuer ainsi.Vous le trouverez, en P.J. n° 4.Nous allons l’adresser à l’ensemble des acteurs du réseau, aux réseaux partenaires, aux élus (Présidents des Conseils généraux et des métropoles), ainsi qu’à la presse.Nous compterons bien entendu sur vous pour diffuser localement, ou construire votre propre communiqué si vous le souhaitez.En tous les cas, il pourra, par les arguments qu’il contient, si vous le souhaitez, venir vous étayer, et, pourquoi pas, vous permettre de partager en interne avec les équipes et le Conseil d’Administration.L’Etat est sous le choc et assez démuni, mais il veut réagir fortement et rapidement. Il compte ainsi sur les réseaux, et le nôtre est fortement inscrit et de plus en plus consulté. Même si la Prévention spécialisée est une compétence (pour l’instant, au vu de la réforme territoriale en cours) des Conseils Généraux, l’Etat peut, s’il le veut, jouer un rôle vis-à-vis de ceux-ci.Des ministères jusqu’alors très discrets sur la question de la Prévention spécialisée (celui de la Ville de Jeunesse et sports et celui des Affaires sociales), montent au créneau, et ont la volonté de porter un contrepoint éducatif à l’action publique, afin que les logiques de sécurité ne soient pas les seules à être valorisées et mises en œuvre suite aux attentats terroristes, car les réponses à apporter sont plurielles.Et lorsqu’ils se sont demandés vers qui se tourner pour cela, ils ont pensé à la Prévention spécialisée, de par son ancrage territorial auprès des jeunes les plus en difficultés, leur famille et même au-delà, par son action sociale locale communautaire).Ils ont également pensé à la Prévention spécialisée et au CNLAPS, car il semble que notre travail de promotion (et même de lobbying) paye  (et peut-être aussi la mobilisation de certains de vos élus députés ou sénateurs, que vous avez su sensibiliser sur certains territoires, nous le savons et vous en remercions. Il faut continuer en ce sens).J’en veux pour preuve des appels récents de deux ministères différents :

  • Le cabinet de Madame EL KHOMRI, à la Ville, car cette dernière, entendant des informations sur des coupes financières touchant la Prévention spécialisée, a souhaité connaître l’état des lieux réel, afin - même si cela ne relève pas directement de son Ministère – de porter cela au niveau du Premier ministre et l’alerter.
  • Le cabinet de Madame ROSSIGNOL, à l’Enfance et à la Famille, qui a souhaité, à son initiative, nous rencontrer fin janvier. La CNAPE était également invitée.

L’enjeu est d’importance, vous le savez, pour la Prévention spécialisée de rester rattachée à la protection de l’enfance, surtout dans le contexte de réforme territoriale qui se profile.Madame ROSSIGNOL a souhaité nous recevoir pour parler de la Prévention spécialisée, et nous a demandé un état des lieux de nos forces sur les territoires.Lors de notre rendez-vous, Madame ROSSIGNOL a admis qu’elle ne mentionnait pas assez la Prévention spécialisée lorsqu’elle parlait de la protection de l’enfance.Depuis notre entrevue, la Ministre, lors de la journée anniversaire de l’Ordonnance de 45 lundi dernier,a cité la Prévention spécialisée dans son discours, en disant qu’elle était « un axe fondamental de la Protection de l'Enfance », et que « L'Etat devait rester le garant de la Protection de l'Enfance et de l'égalité territoriale ».C’est à saluer !En outre, nous venons d’apprendre ces jours-ci une très bonne nouvelle (dont les contours restent à être dessinés), à savoir la volonté de l’Etat de créer un groupe technique interministériel resserré de suivi sur la Prévention spécialisée, qui regrouperait, outre le CNLAPS et la CNAPE (pour son côté protection de l’enfance), les ministères des Affaires sociales (Enfance-Famille et Cohésion sociale) ainsi que le Ministère de la Ville et de la Jeunesse.3 secrétariats d’Etat de 2 ministères, ce n’est pas rien, et nous espérons que ce groupe verra bien le jour, sera productif, et que la Prévention spécialisée bénéficiera de ses retombées.Nous ne manquerons pas de vous tenir informés.Enfin, l’ADF a recommencé à parler officiellement de la Prévention spécialisée dans un communiqué récent qui nous a été transmis par un de nos adhérents : http://www.newspress.fr/Communique_FR_285396_593.aspxNous espérons que vous mesurez bien les avancées manifestes qui sont à l’œuvre - que nous espérons concrétiser dans l’intérêt de tous - ainsi que le travail de fond du CNLAPS en ce sens.Bien sûr, au CNLAPS,  nous avons besoin que la profession soit également en ordre de marche et prête à relever les défis qui lui seraient confiés, voire qu’elle pourrait elle-même proposer, comme elle le fait d’ailleurs souvent déjà, n’attendant pas la commande publique mais l’alimentant là où c’est pertinent et possible, et nous vous encourageons à continuer dans ce sens.Nous ne saurions également que vous recommander d’ouvrir des espaces d’échanges en interne avec vos équipes, ou de les renforcer.Si nous avançons au national, nous avons besoin d’être suivis sur les territoires. Sinon, notre parole n’aura plus de poids et nous serons décrédibilisés au national, ce dont la Prévention spécialisée n’a surtout pas besoin, pas plus que les jeunes et leurs familles.Toutes vos remontées de ces dernières semaines, que ce soit sur l’appel à contribution au Ministère ou sur notre projet de communiqué d’alerte et de promotion de la Prévention spécialisée tendent à nous montrer que c’est le cas, en tous cas pour ceux d’entre vous qui se sont exprimés.Il nous est apparu essentiel de vous faire savoir, par ce « flash-info » l’action du CNLAPS au service de la Prévention spécialisée et des professionnels que vous êtes ou que vous représentez. C’est une méthode de communication que nous rééditerons, plus régulièrement.Mais nous voulions également vous adresser, par ce mail, un message d’espoir.C’est un encouragement à y croire et à faire sur le terrain ce qu’il faut pour porter, sur vos territoires et auprès de vos interlocuteurs, la Prévention spécialisée haut et fort ainsi que la vision sociétale qui est la sienne, en lui donnant la modernité nécessaire pour l’adapter à l’évolution de notre société et à ses besoins vitaux.Si les jeunes et leurs familles ont besoin de vous, les élus et leurs techniciens aussi, encore faut-ils qu’ils en soient conscients, si ce n’est pas (ou plus) le cas.Votre compréhension de la logique (et de ses ressorts) de vos interlocuteurs est là essentielle afin de trouver la communication juste (discours et partage d’expériences concrètes).Comme nous le clamons dans notre communiqué, la Prévention spécialisée est une réponse hyper pertinente à des besoins sociaux actuels, singulière et complémentaire aux autres réponses existantes, et, de plus, pas si coûteuse que cela !Alors, au-delà de tout ce que nous pourrons accomplir au national, en termes de promotion, de persuasion et de facilitation, c’est sur le terrain que se passera la reconquête !Dans cet effort collectif, vous trouverez le CNLAPS national, et de votre région, à vos côtés.Solidairement et combattivement à vous.